# AFRIQUE MEDIA & LUCMICHEL.NET/ LUC MICHEL SUR ‘AFRIQUE MEDIA’ TV …

avec PCN-SPO – ELAC Website/

2014 02 09 /

 

« j’ai éte ému par ses interventions sur Africa Media. C’est ces genres d’Européens que nous cherchons »

- Un téléspectateur africain (sur Facebook).

 

VOIR OU REVOIR

ce lundi après-midi de 13H30 à 19H30 (attention démarrage entre 12h30 et 13h30 suivant les aléas des émissions précédentes)

Luc MICHEL parmi les invités de la TV panafricaine AFRIQUE MEDIA …

Rediffusion de l’Emission le DEBAT PANAFRICAIN de ce dimanche 9 février 2014,

sur certains sujets d’actu :

 

1- GENOCIDE RWANDAIS ET JURIDICTIONS EUROPEENNES : cas de Pascal SIMBIKANGWA

2- MALI/REPRISE DES POURPARLERS AVEC LES TOUAREGS : médiation de trois entités (Burkina Faso, Algérie et Maroc), sous l’encadrement de l’ONU. Pour quelle issue ?

3- LIBYE : comment reconstruire le pays après le passage de l’OTAN

(avec en introduction un vaste panorama géopolitique de la situation libyenne par Luc MICHEL)

4- EGYPTE : le régime militaire est-il plus adapté au peuple égyptien ?

(avec en introduction un vaste panorama géopolitique de la situation égyptienne et du « printemps arabe » par Luc MICHEL)

 

… en streaming sur http://lb.streamakaci.com/afm/

 

LA CHAINE PANAFRICAINE ‘AFRIQUE MEDIA’ : « PRESENTER UNE AUTRE AFRIQUE »

 

La chaîne AFRIQUE MEDIA, chaîne panafricaine à caractère informationnel et thématique : l’information  des africains  sur les enjeux internationaux, la chaîne  de référence  miroir de l’Afrique …

 

La Vision de AFRIQUE MEDIA : leitmotiv, lever un pan de voile sur la nouvelle Afrique, une Afrique loin des clichés longtemps dépeints sur les toiles occidentales. Une Afrique forte, une Afrique  dynamique, une Afrique  participant à la construction  du monde. Un souci majeur  pour l’Afrique : être un pont virtuel sur lequel l’Afrique marchera  pour se réapproprier  l’Histoire, son histoire, mais aussi la réécrire avec ses propres mots. Un autre  point important pour l’équipe de la TV est de faire vivre l’actualité sur le vif, dans  un monde  qui se transforme et une actualité qui évolue. L’ultime ambition de la TV est de créer une synergie, de rapprocher  les africains d’ici et d’ailleurs, sous la coupole de la construction  du continent, afin que toutes les forces soient réunies pour offrir aux générations africaines futures une Afrique dont elles seront fières.

 

KH / PCN-SPO

 

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# TV panafricaine AFRIQUE MEDIA …

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ELAC & ALAC WEBSITE / REFUGIES AFRICAINS : LES ENFANTS PERDUS DE KADHAFI

Luc MICHEL pour ELAC & ALAC Committees/

avec AFP – PCN-SPO – ELAC Website / 2014 02 05 /

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« Explosion du nombre de réfugiés arrivés par la mer en Italie » titre ce jour l’AFP. Qui précise que « le nombre de réfugiés, qui débarquent sur les côtes en Italie, a été multiplié par dix en janvier, traduisant "le flux incessant et massif de migrants" en cours depuis l'été dernier, a annoncé mardi le vice-ministre de l'Intérieur ».

 

Le principal pays d'où embarquent les réfugiés en route vers une vie meilleure en Europe est la Libye (27.314 personnes) … Alors que sous la Jamahiriya de Moammar Kadhafi il n’y avait non seulement aucun réfugié libyen – en raison du ‘social welfare’ jamahiriyen, alors le plus haut niveau de vie et PIB d’Afrique -, mais surtout que Tripoli assurait le contrôle des rivages méditerranéens et combattait les réseaux esclavagistes. Et de plus assurait des emplois à des millions d’Africains en Libye panafricaniste. « La plupart de ces immigrés vivaient en Libye depuis une dizaine d’années et représentaient la main d’œuvre de l’économie libyenne, sollicitée pendant le boom économique du pays ».

 

Tout cela s’est arrêté, brutalement, avec l’agression de l’OTAN en 2011 et la destruction de la Jamahiriya. Les réfugiés qui fuient une Afrique sans avenir sont les enfants perdus de Kadhafi, de sa généreuse Jamahiriya, et aussi de son rêve panafricain mort sous les bombes de l’OTAN.

 

A cela s’ajoute aujourd’hui dans la Libye post-CNT made in NATO, comme l’a révélé le drame de Lampedusa l’année précédente, l’exploitations des noirs par les filières mafieuses de traite des noirs vers l’Europe, aux mains des islamistes en Libye et au Sahel. Des camps existent en Libye, où viols, pillages et exécutions sommaires sont la règle. L’enquête sur le drame de Lampedusa a aussi révélé que les nouveaux ‘boat people’ africains ont été victimes de tirs criminels venant de corvettes « libyennes », bâtiments de guerre tombés aux mains de gangs ou milices, nouvelle piraterie aux portes de l’Italie.

 

LES REFUGIES AFRICAINS :

LES DONNEES D’UNE CATASTROPHE HUMANITAIRE

 

Pendant les 30 premiers jours de 2014, les migrants débarquant sur les côtes italiennes ont été au nombre de 2.156, contre 217 en janvier 2013. En 2013, 2.925 embarcations diverses ont accosté en Italie, en augmentation de 325% par rapport à 2012, avec à leur bord 42.925 personnes, dont 3.818 mineurs.

 

La majorité d'entre eux – 37.886 – sont arrivés en Sicile, dont 14.753 sur la seule île de Lampedusa, principale porte d'entrée en Europe des migrants arrivant d'Afrique. "L'Italie a été soumise en 2013 à un flux massif et incessant de migrants provenant des pays du Maghreb et du Moyen-Orient", a expliqué Filippo Bubico, vice-ministre de l'Intérieur, au cours d'une audition devant la commission "Migrations" de l'assemblée parlementaire du conseil de l'Europe. M. Bubico a par ailleurs annoncé que le gouvernement de coalition droite-gauche, dirigé par Enrico Letta depuis avril dernier, avait l'intention de réduire la durée maximale de présence des migrants dans les centres d'identification et d'expulsion, qui est actuellement de l'ordre de 18 mois.

 

En 2013, les forces de police ont arrêté 200 personnes soupçonnées d'être des passeurs, à qui ces migrants versent des milliers d'euros, et 158 embarcations ont été saisies. Des milliers d'immigrants, provenant d'Afrique sub-saharienne, mais aussi du Moyen-Orient et d'Asie centrale tentent chaque année la traversée, en versant des milliers d'euros à des passeurs sans scrupules.

 

Début octobre 2013, au moins 400 personnes, dont beaucoup de femmes et d'enfants, ont trouvé la mort à la suite de deux naufrages dans la zone de Lampedusa (extrême sud de l'Italie).

 

LE RESULTAT DES GUERRES ‘HUMANITAIRES’ DE L’OCCIDENT

 

Le principal pays d'où embarquent les réfugiés en route vers une vie meilleure en Europe est la Libye (27.314 personnes), suivi de l'Egypte (9.215) et de la Turquie (2.077). Selon les déclarations faites par les réfugiés à leur arrivée, le principal pays d'origine est la Syrie (11.307 personnes), en augmentation exponentielle par rapport à 2012 (ils n'étaient alors que 582), suivi de l'Erythrée (9.834), la Somalie (9.263) et l'Egypte (2.618).

 

Libye, Syrie, Erythrée, Somalie : toutes des guerres dites « humanitaires » de l’Occident. Le résultat du fameux « devoir d’ingérence » tant vanté par Kouchner, le néocon à passeport français, ou BHL le Likudnik parisien …

 

Luc MICHEL

Pour PCN-SPO / ELAC Website

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# CEREDD / Analysis / Luc MICHEL : GEOPOLITICS OF THE DESTRUCTION OF THE LIBYAN JAMAHIRIYA

 

Libya 2003-2011 , from the Cold War to the imperialist aggression : the lost illusions of peaceful coexistence and the destruction of the Libyan Jamahiriya.

 

Luc MICHEL (* ) for CEREDD /

European Centre for Research and Study on Direct Democracy –

Centre Européen de Recherches et d’Etudes sur la Démocratie Directe /

With PCN- SPO – ELAC Website /

2014 01 21 /

 

LIBYA 2003-2011 , FROM THE COLD WAR TO THE IMPERIALIST AGGRESSION :

THE LOST ILLUSIONS OF PEACEFUL CO-EXISTENCE

 

In 2003, in LIBYA NEWS & FACTS ( Bulletin of CEREDD ) and ALZZAHF ALAKHDER (" The Green March " , the daily newspaper in Tripoli of the Libyan RCM ) – I published under the title " LIBYA BETWEEN WAR THREATS AND IMPERIALIST BLACKMAIL " (1) a lengthy discussion on the geopolitical choices of the Libyan Jamahiriya and the geopolitical context in which they were developed in the years 1998-2003 .

 

If there was missing , of course, the conclusion and the destruction of the Jamahiriya in 2011 (2) , I explained from 2003 why "peaceful coexistence " between Gaddafi and the West could only be a game of dupes for the Libyan Guide (3) (4). Tripoli was indeed on the path of American imperialism in Africa and the Mediterranean, but also in Europe . I also drew a picture , unpublished elsewhere , of the Euro-African geopolitical vision of Gaddafi. There too the project of the Libyan leader could only meet the hostility of the U.S. and its military arm of NATO. Not to mention the appetites of France .

Therefore, the confrontation between Gaddafi's Libya and the West was inevitable.

 

THE GEOPOLITICAL THESES OF GADDAFI

 

These geopolitical theses of Libya of the Years 2000-2011 , I knew them well , since I had introduced them in Libya in the mid 90s. The "Congress of Polish geopoliticians " in 2010 also long focused its attention about it, hidden in Western Europe, but analyzed in the East ( 5).

 

"If sometimes Gaddafi is known as the wise man of Africa , guiding in the line of Nkrumah the Continent to its pan- African destiny , that other facet of the personality of the leader of the Libyan Revolution is not too often known: Gaddafi the European , one of the strongest support of European unification and its currency with the Euro”. I wrote in 2003. For Gaddafi knew that imperialism has no more dangerous potential enemy than Europe . And therefore had not ceased to promote the return to this ancient unity and make his Libya a bridge between Africa and Europe. African unity , which Gaddafi's Libya was the ambassador in the Mediterranean, was intended to converge with the European unification in progress.

 

The geopolitical vision of Gaddafi peaked in the years 2007-2010. In October 2010 , I  analyzed the geopolitical position taken by the Jamahiriya "The Europe -Africa Summit held in Sirte / Tripoli on November 29, 2010 marks the centrality of Libya both political as a driver of the African Union – which Moammar Gaddafi was the main initiator – and geopolitical as a bridge between the European Union and the African Union. The central role played by the dialogue of cultures is also the response proposed by Libya to the warlike theses of the "clash of civilizations" (…) The vision of Libya as a bridge between the Greater-Europe and the African Union , that we were the first to develop in the early 90s, is now widely accepted and adopted by the major players of African and European Unions. Note on this subject the official logo, adopted by the European Commission in Brussels , for the cultural project of cooperation between the EU and the African Union " Visionary Africa ", where the Eurasian dimensional map of Greater-Europe includes Russia (6).

 

THE WAR AGAINST LIBYA IS FIRST A WAR AGAINST EUROPE

 

The aggression against the Jamahiriya, scheduled in November 2010 by the U.S., NATO and Sarkozy’s France again Atlanticist, will put a sudden stop to these projects of peace and cooperation. This " outstretched hand , which paved the way for a more fraternal and united Mediterranean Area" , it was criminal to refuse .

 

And the war against the Jamahiriya as those against Afghanistan and Iraq , is above all a "war against Greater-Europe " , in the words of General Von Lohausen , German geopolitical friend of Jean Thiriart (7) , about Afghanistan. A war waged by the "European" allies of Washington , the politicians of NATO and its political appendix, the EU . An EU that exchanged a peaceful project for a chaotic geopolitical environment – a Libyan Somalia at the gates of the EU – which only benefits Washington, Tel Aviv, their "Arab" allies and a few transnational corporations.

 

TWO OPPOSITE VISIONS OF THE MEDITERRANEAN

 

But from the start what else to expect from the EU ? Because the positions of the EU – "Barcelona Process " or " Euro- Mediterranean partnership " – and those geopolitical of Gaddafi are two completely opposite visions of the Mediterranean .

 

In October 2007, at the forum of the WGBSS (8) in Tripoli in the auditorium of the General People's Congress (the Libyan parliament, burned in late February 2011 by the NTC jihadists) , before 2,000 delegates from five continents I drew in my speech on behalf of the European delegations ( 9) , the finding of the ideological split between Gaddafi and the EU politicians : " We also greet in Gaddafi a great European who has always supported the unification and emancipation of the European continent, which he saw as an essential element of a multipolar world, free from imperialist domination. Whose pioneering vision already combines African and European unities. In this vision, Gaddafi designs Libya as a bridge between Africa and Europe. We must emphasize how much this vision is different from the Atlanticist politicians of the European Union who, they, do not build bridges , but erect the walls of a fortress. "

 

I remembered how the speech of Brussels and Strasbourg on the "open European society" does not match the reality of the Fortress Europe: "in Brussels or Strasbourg , these arrogant as helpless politicians give lessons to the entire world. "Human rights , freedom of movement, freedom" they tell us . But in reality these are the walls of a fortress they erect! Wall of Schengen in the East splitting Europe in two. Barbed wire of Schengen still at the border between Morocco and Spain. And even within the European Union, two-tier citizenship . Complete for the countries of the old EEC . Limited rights for Bulgarians , Romanians or Poles…

Unworthy treatment of the European peoples categorized in peoples superior in rights and peoples who are denied the same rights. Between 1933 and 1945 , under the Nazi Reich there was nothing else. But they said it more bluntly … " People of Lords " and " subhuman Slavs !" "

Finally, I opposed the Mediterranean vision of Gaddafi and the one of the EU : "The European Union also intends to make the Mediterranean a border , one more ! The "Barcelona Process " or " Euro- Mediterranean Partnership " , which Libya has refused to participate , have no other meaning . Faced with this vision, there is that of Muammar Gaddafi. Who sees the Mediterranean as a place of culture , sharing , exchange . Again there Gaddafi has the memory of the past . The one when the Mediterranean was one. Libya, which also remembers its Roman past , which knows Leptis Magna gave the Roman Empire the emperors of the dynasty of Severus. European politicians have also forgotten it ! Yes, we European activists , we prefer to follow and listen to Gaddafi, who wants to build bridges to unite, than the politicians of the European Union, who build walls to separate ! "

 

THE COUP OF FEBRUARY 2011 IS THE RESULT OF A PROCESS BEGUN IN LIBYA IN 2003

 

This is similar to the one that destroyed Yugoslavia from 1985 to 2001 had destabilized process and destroyed Gaddafi’s Libyan Jamahiriya.

Destroyed on a scenario , a " transition process " – the name of the NTC of Benghazi is inspired directly by it – reminiscent closely Yugoslavia and it is not a coincidence . The transition is obviously to the Western parliamentarism, liberalism , the global economy and alignment with the U.S. and NATO !

 

As in Yugoslavia , Libya too, since 2003 , had a liberal wing , opposed to the socialist patriots. That gathered behind Saif Al Islam , Gaddafi 's eldest son , who brought liberals and Islamists ( as NTC President Abdel Jalil) in power. Please read these revealing pages of Bernard- Henry Levy on Saif in his book of personal self- propaganda on Libya " WAR WITHOUT LIKING IT ", where he asks the question that shocks " how who was ours ( expression is of him) could he join his father ? " …

 

The Libyan regime has been destabilized and attacked from within.

Before the bombs , armies and mercenaries of NATO and USA come to finish the job . I lived inside this capture of Libya, that the socialist wing of the RCM fought . I saw how the illusions of Tripoli on peaceful coexistence and the global economy led the Libyan Liberals to form in Trojan horse and prepare the exterior assault.

 

On the process of transition , in Belarus ( where President Lukashenko has stopped it) , in Yugoslavia (where President Milosevic has stopped it for a decade ) and in Libya in particular , I gave in 2011 a lengthy analysis entitled " Model of Belarus as an alternative to globalization " , in Minsk , on the occasion of the International Conference " THE PROSPECTS OF THE EASTERN PARTNERSHIP " . It was filmed for PCN- TV and is available on its website (4).

 

A " DIALOGUE" WHICH IS CONCLUDED BY AN AGGRESSION

 

The response of NATO and the EU, that of Washington , to the geopolitical and ideological challenge posed by Gaddafi, who is also defined as " opposing the World Order " will be the imperialist war , first of all the coup of 15-16 February 2011, and its transformation into a war of aggression disguised as civil war.

 

The so-called "revolt against the regime of Muammar Gaddafi " is in fact an insurgent coup organized by the U.S. and NATO with complicity within the Muslim-liberal wing appeared in Jamahiriya since 2003. It began in Cyrenaica by the establishment of a National Transitional Council in Benghazi. Eastern Cyrenaica ( Benghazi , Derah ) was from the 80's a rebel area where Islamists organized a subversion fueled especially by the British secret service MI6 and MI5 from London , the capital of Islamist "Londonistan". In 1996 broke out a large armed uprising , led from London, not easily crushed.

 

The U.S. and NATO have also seized Libya with the help of armed gangs and jihadists. And they are Islamists employed by the CIA, holding a U.S. passport since the early 80s, who run Libya under NATO occupation . "General" Hifter , CIA agent , controls the " new Libyan army," al- Megaryef , the leader of liberal forces , he too former employee of the Agency, chaired the first post NTC parliament. Premier Zeidan is also an employee of the CIA , liberal in economics but Islamist in politics.

 

THE JAMAHIRIYA WAS TAKEN FROM INSIDE

 

After the capture of Tripoli and the martyrdom of Sirte – the Libyan 'Guernica' – NATO and its jihadist proxy of NTC , Cyrenaica had proclaimed its independence which was not recognized by the authorities of the NTC . Behind this autonomy are the Libyan monarchists , driven out by Gaddafi and his Revolution of 1 September 1969 , hand-held directly by the British MI6 .

 

And with the monarchists , the famous " brotherhoods Senoussi " ( near the Turkish Islamic religious brotherhoods that form the basis of the AKP) , King Idris removed in 1969 was a Senoussi . And the leader of the new " independent Cyrenaica " 2013 is still a Senoussi , cousin of the king. As for the leader of the NTC , Mustapha Abdeljalil (now fled to Tunisia as indicted for the murder in July 2011 of General Younes , Chief of the katibas of the NTC ) , he was a radical Islamist unwisely placed in the government as Minister of Justice of the Jamahiriya by Saif al -Islam, and … one of the leaders of these brotherhoods Senoussi prohibited under Gaddafi . The Jamahiriya has been betrayed from within by its Islamo- liberal wing well before NATO carries the coup de grace …

 

The rise of Islamists and their alliance with the pro- Western liberals thus began well before the NTC of 2011. The leader of the NTC Abdeljalil was in fact the leader of the so-called "moderate" Islamists who were allied to the Liberal Libyans in Libya of the "peaceful coexistence with the West " of after 2003, in their fight against the Jamahiryan socialist wing of the regime. Their leader , and that's there all the drama of the Jamahiriya after 2003, was Saif Al –Islam, own eldest son of Gaddafi, who had installed the Islamists in the heart of the Libyan institutions. And especially Abdeljalil at the head of the Libyan High Court, where this extremist of Sharia had organized the case of the "Bulgarian nurses " that cost so much to the Jamahiriya in terms of international image.

 

IT HAS ALSO BEEN BETRAYED BY ITS RUSSIAN ALLY

 

In parralel to all that, we must emphasize the fatal blow that was the dropping of Gaddafi by Moscow and the acceptance of the vote of the Security Council by Russia and China ( which followed ), which paved the way directly to the NATO aggression , at a time when the loyalist forces had restored the situation and had entered Benghazi.

 

A freelancer not very smart of RIA Novosti wrote at that time that "Russia had no fundamental geopolitical interests in Libya ." Huge stupidity! Moscow had there a friendly regime , economic interests and especially its single geopolitical ally in the Western Mediterranean . Who remembers that Russia should have , following the visit of Gaddafi in Russia in 2009 , had there a naval base ? Ironically, precisely in Benghazi … Upon his arrival in Moscow, end of March 2011 , the Russian ambassador , evacuated, said for his part that the dropping of Tripoli was "a crime against the vital national interests of Russia" …

 

The refusal of dialogue between the European and African Unions that suggested Gaddafi only benefits the enemies of the true Europe. Who were also and still are the enemies of Libya. " In this context, the irresponsible policy of the French government, conducted on behalf of the interests of foreign lobbies , is not a fault, but a crime," I concluded already in 2003. Need I say more ?

 

Luc MICHEL

 

http://www.lucmichel.net/2014/01/21/ceredd-analysis-luc-michel-geopolitics-of-the-destruction-of-the-libyan-jamahiriya/

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(*) The Russian radio VOICE OF RUSSIA presented in December 2013 the ‘Libyan route' of Luc MICHEL :

“Luc MICHEL , specialist in geopolitics and especially Libya (we owe him a GEOPOLITICS OF THE LIBYAN JAMAHIRIYA ) .

Organizer and man of action, he is also the creator throughout Europe from mid -February 2011 of the Committees ELAC / Euro – Libyan Action Committees and in June 2011 of their African branch , Committees ALAC / Afro – Libyan Action Committees (with the Chadian Djim Ley – NGARDIGAL ), an organization supporting the Jamahiriya which continues the fight. In April 2011, he organized with the Libyan Ministry of Foreign Affairs , the Libyan National Youth Organization and ELAC the only international conference – Euro- Afro-Arab – of support to the Jamahiriya "Hands off Libya" in Tripoli under the bombs of NATO.

He also held leadership positions for the Jamahiriya. From 2004 , he has headed the Pan- European Network of the World Libyan Revolutionary Committees Movement ( RCM , the backbone of the Jamahiriya), the MEDD-RCM ( European Movement for Direct Democracy , the only organization of the RCM that remained active after 2011 and whose Secretary – General is Fabrice Beaur ) . In April 2011 , he was appointed by Tripoli President of the "International Commission of the Forum of Associations against the war in Libya " and is responsible for the coordination of the fight for the Jamahiriya in Europe and Africa. He is also the editor of the ELAC & ALAC Website .

Luc MICHEL is both an analyst of Libya but also a great witness of the aggression against the Jamahiriya, which he lived from the inside, and an actor of its defense.”

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NOTES AND REFERENCES:

 

(1) LIBYA NEWS & FACTS , the newsletter of CEREDD , published in 2003 a FILE " LIBYA 2003" 5 special editions ( bilingual French – English) « LIBYA AT THE CROSSROADS ".

Among the articles :

Moammar Gaddafi : "The end of Arab Nationalism "

Luc Michel : "Libya between War threats and imperialist blackmail "

Mr Njem  : "The Jamahiriyan Revolution in the perspective of a united Africa "

 

( 2) I have not been the least one to announce, in Libya (where I was for the "6th European Convention of MEDD," the pan-European network of the  Libyan RCM held in Zawiah near Tripoli , 5-6-7 February 2011), from the early days of February 2011 the imperialist aggression announced against Tripoli (and Damascus). I was the only one among all the analysts and commentators to understand what is happening and take the exact measure of the event. At a time when all analysts let themselves to believe in the pseudo "Arab Spring." Starting with the so-called journalists "not mainstream" shouting haro in February-March 2011 on Gaddafi as the imperialist storm rose on the Gulf of Sirte.

Cf. PCN-TV, "The Arab world is on fire": Interview in French of Luc MICHEL for PCN-TV, on the so-called "Arab revolutions" (Tripoli, February 7, 2011).

VIDEO on Vimeo: http://vimeo.com/26435385

VERBATIM in English on the Website THE JAMAHIRIYAN RESISTANCE NETWORK:

http://www.elac-committees.org/2011/08/08/february-6-2011-luc-michel-announces-from-tripoli-the-western-aggression-against-libya-and-syria/

 

(3) In another analysis, I came back from 2003 on the reasons that lead – and led in 2011-2012 – to the inevitable clash between the U.S. and the Arab revolutionary regimes.

Cf. Luc MICHEL, AMERICANO-ZIONIST AGGRESSION IS AN IDEOLOGICAL WAR AGAINST THE ARAB NATIONALISM: AFTER BAGHDAD, DAMASCUS AND TRIPOLI ARE IN LINE OF SIGHT! (2003),

on: http://www.pcn-ncp.com/editos/en/ld-031007.htm

 

(4) In the confidence trick of peaceful coexistence between the West and its enemies

See my analyzes of socialist reforms in the USSR, Yugoslavia, Belarus, Libya, Ba'athist Iraq and Syria.

See especially: International conference "The prospects of the Eastern partnership" – Minsk 05.05.2011:

Conference of Luc MICHEL (PART.1 – 2) recovery on PCN-TV, on "Model of Belarus as an alternative to globalization" (where I mention longly the peaceful coexistence in Libya);

http://www.dailymotion.com/video/xj9c61_the-prospects-of-the-eastern-partnership-lecture-of-luc-michel-part-1_news

http://www.dailymotion.com/video/xj9esr_the-prospects-of-the-eastern-partnership-lecture-of-luc-michel-part-2_news

http://www.dailymotion.com/video/xjjmbi_the-prospects-of-the-eastern-partnership-conference-de-luc-michel-part-3-conclusion_news

 

(5) The "3rd Congress of Polish geopoliticians" – III Zjazd Geopolityków Polskich – held in Wroclaw (Poland, 21 and 22 October 2010) was the opportunity for a brilliant intervention of Kornel Sawinski entitled "Znaczenie LIBII w geopolitycznych koncepcjach Nacjonal-Europejskiej Partii Komunitarnej (PCN) "," Libya in the geopolitical concepts of PCN-NCP. "

Geopolitical expert, sociologist, analyst at the " Europejskiego Centrum Analiz Geopolitycznych" Sawinski is the Uniwersytetu Śląskiego PhD – University of Silesia – he prepares a thesis on "The geopolitical ideas of Jean Thiriart."

The geopolitician and Polish researcher develops at length in "Libya in the geopolitical concepts of PCN-NCP" the general transnational action of the  PCN-NCP and mine for over 25 years, amplified and continued in that of  MEDD-RCM (the pan-European network of the Libyan RMC, remained organized in Europe). And its roots in the work of the pan-European leader and theorist Jean THIRIART in the 60s. He outlines the important and influential role played by the transnational Organisation of the PCN-NCP as a school of thought and "think tank" (as understood by the Anglo-Saxons). Finally, he reaches the heart of his presentation: the ties with the Libyan Jamahiriya, the proximity of Muammar Gaddafi's geopolitical theories with mine (in 2004 I became the Coordinator-General of RCM in Europe) and the PCN-NCP on the Eurasian Greater Europe, the necessary emergence of a multipolar world, the Mediterranean conceived as a place of common civilization, or the role of Bridge of Libya between the European and African Unions.

Sawinski finally evokes the theme of Direct Democracy (in its Libyan and European versions), the role it plays in my mind and that of MEDD-RCM as a fundamental alternative to bourgeois parliamentarism.

The Polish version of the conference – with French and English summaries, has been the subject of an issue of LIBYA NEWS & FACTS (No. 2054, November 17, 2010), the Bulletin of CEREDD;

Pdf available at: http://ceredd.free.fr/accueil.htm

Report on : http://midd.free.fr/pdf/bdd24(e).pdf

 

(6) Cf. Luc MICHEL, "VISIONARY AFRICA" DIALOGUE OF CULTURES AND COOPERATION BETWEEN THE EUROPEAN AND AFRICAN UNIONS!, in LIBYA NEWS & FACTS newsletter CEREDD, No. 2151, October 25, 2010

Pdf on: http://ceredd.free.fr/accueil.htm

 

(7) Austrian General and geopolitical scientist Lohausen (1907-2002), former member of the General Staff of Marshal Rommel, close to the anti-Nazi patriots of 20 July 1944, is part of the result of the geopolitical theories of Jean Thiriart "Europe from Vladivostok to Dublin." He wrote glowing pages on the European draft of Thiriart the Years 1960-1975.

The general's main book of geopolitics MUT ZUR MACHT. DENKEN IN KONTINENTEN, translated for the story in French by one of the secretaries of THIRIART, is part of the School of HAUSOFER, but also incorporates many concepts of THIRIART. Lohausen in particular speaks of "Europe from Madrid to Vladivostok." In the copy offered by Lohausen to Thiriart in 1983 (which I got with his library in 1999) is the following dedication: "In respectful tribute to a great European."

 

(8) WGBSS acronym for the World Green Book Supporters Society , which united the supporters of the Libyan Direct Democracy .

 

(9) Luc MICHEL, Speech on behalf of the Delegations of the European continent, at the  Opening of the First World Assembly of the "International Association of Supporters of the Green Book," Tripoli, Libya, 25 October 2009: THINKING CONTINENTS !

FOR A PHILOSOPHY OF ACTION! A CALL FOR ACTION OF PHILOSOPHY: CHANGE THE WORLD!,

on: http://midd.free.fr/asipalv2009-1.html

I borrowed my title "Thinking Continents" in the French version of the German book of geopolitics "Mut zur Macht. Denken in Kontinenten "of General Jordis Von Lohausen.

 

 

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# CEREDD / Analyse / Luc MICHEL : GEOPOLITIQUE DE LA DESTRUCTION DE LA JAMAHIRIYA LIBYENNE

 

Luc MICHEL (*) pour le CEREDD /

Centre Européen de Recherche et d’Etude sur la Démocratie Directe/

Avec PCN-SPO – ELAC Website / 2014 01 13 /

http://ceredd.free.fr/accueil.htm

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Libye 2003-2011, de la guerre froide à l’agression impérialiste :

les illusions perdues de la coexistence pacifique, l’antagonisme du projet occidental et de la vision euro-africaine de Kadhafi, et la destruction de la Jamahiriya libyenne.

C’est un processus similaire à celui qui a détruit la Yougoslavie de 1985 à 2001 qui a déstabilisé, puis détruit la Libye de Kadhafi.

La Jamahiriya a été trahie de l’intérieur par son aile islamo-libérale bien avant que l’OTAN ne porte le coup de grâce …

 

LIBYE 2003-2011, DE LA GUERRE FROIDE A L’AGRESSION IMPERIALISTE :

LES ILLUSIONS PERDUES DE LA COEXISTENCE PACIFIQUE

 

En 2003, dans LIBYA NEWS & FACTS (le bulletin du CEREDD) et ALZZAHF ALAKHDER (« La Marche Verte », le quotidien du MCR libyen à Tripoli) -, je publiais sous le titre « LA LIBYE ENTRE MENACES DE GUERRE ET CHANTAGES IMPERIALISTES » (1) une longue analyse sur les choix géopolitiques de la Jamahiriya libyenne et le contexte géopolitique dans lesquels ils étaient développés dans les Années 1998-2003.

 

Si il y manquait, évidemment, la conclusion et la destruction de la Jamahiriya en 2011(2), j’y expliquait dès 2003 les raisons pour lesquelles la « coexistence pacifique » entre Kadhafi et l’Occident ne pouvait qu’être un jeu de dupes pour le Guide libyen (3) (4).  Tripoli était en effet sur le chemin de l’impérialisme américain en Afrique et en Méditerranée, mais aussi en Europe. J’y dressais aussi un tableau, inédit ailleurs, de la vision géopolitique euro-africaine de Kadhafi. Là aussi le projet de Moammar Kadhafi ne pouvait que rencontrer l’hostilité des USA et de leur bras armé l’OTAN. Sans oublier les appétits de la France.

Dès lors, la confrontation entre la Libye de Kadhafi et les Occidentaux était inévitable.

 

LES THESES GEOPOLITIQUES DE KADHAFI

 

Ces thèses géopolitiques de la Libye des Années 2000-2011, je les connaissait bien, puisque je les avait introduites en Libye au milieu des Années 90. Le « Congrès des Géopoliticiens polonais » en 2010 a par ailleurs porté longuement son attention à ce sujet, occulté en Europe occidentale, mais bien analysé à l’Est (5).

 

« Si on connaît parfois Kadhafi en sage de l’Afrique, guidant dans la ligne de Nkrumah le Continent vers sa destinée pan-africaine, on ignore trop souvent cette autre des facettes de la personnalité du guide de la Révolution libyenne : Kadhafi l’Européen, l’un des plus ferme soutien de l’unification européenne et de son unité monétaire avec l’Euro. », écrivais-je en 2003. Car Kadhafi savait que l’impérialisme n’a pas d’ennemi potentiel plus dangereux que l’Europe. Et n’a donc eu de cesse de favoriser le retour à cette unité millénaire et de faire de sa Libye un pont entre l’Afrique et l’Europe. L’unité africaine, dont la Libye de Kadhafi était l’ambassadrice en Méditerranée, avait pour vocation de converger avec l’unification européenne en marche.

 

La vision géopolitique de Kadhafi a culminé dans les Années 2007-2010.

En octobre 2010, j’ analysait la place géopolitique prise par la Jamahiriya : « Le Sommet Europe-Afrique qui se tient à Syrte/Tripoli ce 29 novembre 2010 marque la place centrale de la Libye à la fois politique en tant qu’élément moteur de l’Union Africaine – dont Moammar Kadhafi a été l’initiateur principal – et géopolitique en tant que pont entre l’Union Européenne et l’Union Africaine. Le rôle central joué par le dialogue des cultures est également la réponse proposée par la Libye aux thèses bellogènes du « choc des civilisations » (…) La vision de la Libye comme un pont entre la Grande-Europe et l’Union africaine, que nous avons été les premiers a développer dès le début des années 90, est aujourd’hui largement acceptée et adoptée par les grands acteurs des Unions africaine et européenne. On  notera sur ce sujet le logo officiel, adoptée par la Commission européenne de Bruxelles, pour le projet culturel de coopération entre l’UE et l’Union Africaine « Visionary Africa », où figurent les dimensions eurasiatiques de la carte de la Grande-Europe incluant la Russie » (6).

 

LA GUERRE CONTRE LA LIBYE EST AVANT TOUT UNE GUERRE CONTRE L’EUROPE

 

L’agression contre la Jamahiriya, planifiée dès novembre 2010, par les USA, l’OTAN et la France redevenue atlantiste de Sarkozy, va mettre un coup d’arrêt brutal à ces projets de paix et de coopération. Cette « main tendue, qui ouvrait la voie à un Espace méditerranéen plus fraternel et plus solidaire », il a été criminel de la refuser.

 

Et la guerre contre la Jamahiriya, comme celles contre l’Afghanistan et l’Irak, est avant tout une « guerre contre la Grande-Europe », pour reprendre les termes du Général Von Lohausen, le géopoliticien allemand ami de Jean Thiriart (7), à propos de l’Afghanistan. Une guerre menée par les alliés « européens » de Washington, les politiciens de l’OTAN et de son appendice politique, l’UE. Une UE qui a échangé un projet pacifique pour un environnement géopolitique chaotique et déstabilisateur – une Somalie libyenne aux portes de l’UE – , qui ne profite qu’à Washington, Tel-Aviv, leurs alliés « arabes » et quelques multinationales.

 

DEUX VISIONS OPPOSEES DE LA MEDITERRANEE

 

Mais dès le départ qu’attendre d’autre de l’UE ? Car les positions de l’UE – « Processus de Barcelone » ou « partenariat Europe-Méditerranée » – et celles géopolitiques de Kadhafi sont deux visions totalement opposées de la Méditerranée.

 

En Octobre 2007, à la Tribune de l’ASIPALV (8), à Tripoli dans l’auditorium du Congrès Général Populaire (le parlement libyen, incendié fin février 2011 par les djihadistes au service du CNT), devant les 2.000 délégués venus des cinq continents, je dressais dans mon allocution au nom des délégations européennes (9), le constat de divorce idéologique entre Kadhafi et les politiciens de l’UE : « Nous saluons aussi en Kadhafi un grand Européen, qui a toujours soutenu l’unification et l’émancipation du continent européen, dans lequel il voit un des éléments essentiels d’un monde multipolaire, libéré de la domination impérialiste. Et dont la vision avant-gardiste associe déjà les unités africaine et européenne.  Dans cette vision, Kadhafi conçoit la Libye comme un pont entre l’Afrique et l’Europe. Nous devons souligner combien cette vision est différente de celle des politiciens atlantistes de l’Union Européenne qui, eux, ne bâtissent pas des ponts, mais dressent les murs d’une forteresse. »

 

Je rappelais cruellement combien le discours officiel, auto-proclamé, de Bruxelles et Strasbourg sur la « société européenne ouverte » ne correspond pas à la réalité de la Forteresse-Europe conçue par les Accords de Schengen : « A Bruxelles ou à Strasbourg, ces politiciens arrogants autant qu’incapables donnent des leçons au monde entier. « Droits de l’homme, libre circulation, libertés » nous disent-ils. Mais dans la réalité ce sont les murs d’une forteresse qu’ils dressent ! Mur de Schengen à l’Est qui coupe l’Europe en deux. Barbelés de Schengen encore à la frontière entre le Maroc et l’Espagne. Et à l’intérieur même de l’Union Européenne, citoyenneté à deux vitesses. Complète pour les pays de la vieille CEE. Droits limités pour les Bulgares, les Roumains ou encore les Polonais…

Traitement indigne des peuples européens catégorisés en peuples supérieurs en droits et en peuples à qui on nie les mêmes droits. Entre 1933 et 1945, sous le Reich nazi on ne faisait pas autre chose. Mais on le disait plus crûment… « Peuple des Seigneurs » et « sous-hommes slaves » ! »

 

Enfin, j’opposais la vision méditerranéenne de Kadhafi et celle de l’UE : « L’Union européenne entend aussi faire de la Méditerranée une frontière, une de plus ! Le « Processus de Barcelone » ou le « partenariat Europe-Méditerranée », auxquels la Libye a refusé de participer, n’ont pas d’autre sens. Face à cette vision, il y a celle de Moammar Kadhafi. Qui voit la Méditerranée comme un lieu de culture, de partage, d’échange. Là aussi Kadhafi a la mémoire du Passé. Celui où la Méditerranée était une unité. La Libye, qui se souvient aussi de son passé romain, qui sait que Leptis Magna a donné à l’Empire romain les empereurs de la dynastie des Sévère. Les politiciens européens l’ont aussi oublié ! Oui, nous militants européens, nous préférons suivre et écouter Kadhafi, qui veut bâtir des ponts pour unir, aux politiciens de L’Union européenne, qui construisent des murs pour séparer ! »

 

LE COUP D’ETAT DE FEVRIER 2011 EST LE RESULTAT D’UN PROCESSUS ENTAME EN LIBYE DES 2003 

 

C’est un processus similaire à celui qui a détruit la Yougoslavie de 1985 à 2001 qui a déstabilisé, puis détruit la Jamahiriya libyenne de Kadhafi.

Détruite sur un scénario, un « processus de transition » – le nom du CNT de Benghazi s’en inspire directement -  qui rappelle étroitement la Yougoslavie et ce n’est pas un hasard. La transition c’est évidemment vers le parlementarisme occidental, le libéralisme, l’économie globalisée et l’alignement sur les USA et l’OTAN !

 

Comme en Yougoslavie, la Libye aussi, depuis 2003, avait une aile libérale, opposée à celle des socialistes patriotes. Celle rassemblée derrière Saïf Al Islam, le fils aîné de Kadhafi, qui a amené libéraux et islamistes (comme le président du CNT Abdel Jalil) au pouvoir. Il faut lire les pages révélatrices de Bernard-Henry Levy sur Saïf dans son livre d’auto-propagande personnelle sur la Libye « LA GUERRE SANS L’AIMER », où il pose la question qui choque : « comment celui qui était des nôtres (l’expression est de lui) a-t-il pu rejoindre son père ? »…

 

Le régime libyen a été déstabilisé et attaqué de l’intérieur.

Avant que les bombes, les armées et les mercenaires de l’OTAN et des USA ne viennent finir le travail. J’ai vécu de l’intérieur cette prise de la Libye, que combattait l’aile socialiste du MCR. J’ai vu comment les illusions de Tripoli sur la coexistence pacifique et l’économie globalisée ont permis aux libéraux libyens de se constituer en Cheval de Troie et de préparer l’assaut extérieur.

 

Sur le processus de transition, au Belarus (où le président Lukashenko l’a arrêté), en Yougoslavie (où le président Milosevic l’a stoppé pendant une décennie) et en Libye notamment, j’ai donné en 2011 une longue analyse intitulée “Le Modèle du Belarus comme alternative à la Globalisation”, à Minsk, à l’occasion de la Conférence internationale “THE PROSPECTS OF THE EASTERN PARTNERSHIP”. Elle a été filmée pour PCN-TV et est disponible sur son site (4).

 

UN « DIALOGUE » QUI S’EST CONCLU PAR UNE AGRESSION

 

La réponse de l’OTAN et de l’UE, celle de Washington, au défi géopolitique et idéologique  posé par Kadhafi, qui se définissait aussi comme un « opposant à l’Ordre mondial », sera la guerre impérialiste, tout d’abord le coup d’état des 15-16 février 2011, puis sa transformation en guerre d’agression camouflée en guerre civile.

 

La soi-disant « révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi » est en fait un coup d’état insurrectionnel organisé par les USA et l’OTAN avec des complicités dans l’aile islamo-libérale apparue en Jamahiriya dès 2003. Il avait commencé en Cyrénaïque par la mise en place d'un Conseil national de transition à Benghazi.

 

L’Est de la Cyrénaique (Benghazi, Derah) était depuis les Années 80 une zone rebelle où les islamistes organisaient une subversion alimentée spécialement par les services secrets britanniques MI6 et MI5 depuis Londres, capitale du « Londonistan » islamiste. En 1996 avait éclaté une grande insurrection armée, pilotée depuis Londres, difficilement écrasée. Puis en 1998, un coup d’état de plus, celui-là avec la participation de Ben Laden, et un attentat contre Kadhafi dans le Sud saharien (La Libye avait alors émis le premier mandat international contre le leader d’Al-Qaida, bloqué au niveau d’Interpol par les USA et les Britanniques).

 

Les USA et l’OTAN se sont aussi emparés de la Libye avec l’aide et par les gangs armés djihadistes. Et ce sont des islamistes employés par la CIA, possédant un passeport US, depuis le début des années 80 qui dirigent depuis l’hiver 2011 la Libye sous occupation de l’OTAN. Le « général » Hafter, agent de la CIA, commande la « nouvelle armée libyenne », al-Megaryef, le chef des forces libérales, lui aussi vieil employé de l’Agence, présidait le premier parlement post CNT. Le premier ministre Zeidan est aussi un employé de la CIA, libéral en économie mais islamiste en politique. Tous trois sont les dirigeants d’un groupuscule fondé aux USA en 1980 : le Front National pour le Salut de la Libye ».

 

LA JAMAHIRIYA A ETE PRISE DE L’INTERIEUR

 

Après la prise de Tripoli et le martyr  de Syrte – le ‘Guernica’ libyen – par l’OTAN et ses supplétifs djihadistes du CNT, la Cyrénaïque avait proclamé son autonomie qui n'a pas été reconnue par les autorités du CNT. Opération relancée en juin 2013. Derrière cette autonomie « fédéraliste », on retrouve les monarchistes libyens, chassés par Kadhafi et sa révolution du 1er septembre 1969, directement tenus en main par les britanniques du MI6.

 

Et avec les monarchistes, les fameuses « confréries Senoussi » (proche des confréries religieuses islamistes turques qui forment la base de l’AKP d’Ergogan), le roi Idriss chassé en 1969 était un Senoussi. Et le leader de la nouvelle « Cyrénaïque autonome » de 2013 est encore un Senoussi, cousin du roi. Quand au leader du CNT, Mustapha Abdeljalil (aujourd’hui en fuite en Tunisie car inculpé pour le meurtre en juillet 2011 du général Younès, chef des katibas du CNT et rival gênant du « général » Hafter), c’était un islamiste radical, imprudemment placé au gouvernement comme ministre de la Justice de la Jamahiriya par Saif al-Islam, et … l’un des chefs occultes de ces Confréries Senoussi, interdites sous Kadhafi. La Jamahiriya a été trahie de l’intérieur par son aile islamo-libérale bien avant que l’OTAN ne porte le coup de grâce …

 

La montée en puissance des islamistes et leur alliance avec les libéraux pro-occidentaux a donc débuté bien avant le CNT de 2011. Le leader du CNT Abdeljalil était en fait le chef de file des islamistes dits « modérés » qui s’étaient alliés aux libéraux libyens dans la Libye de la « coexistence pacifique avec l’Occident » d’après 2003, dans leur combat contre l’aile socialiste du régime jamahiriyen. Leur chef de file, et c’est là tout le drame de la Jamahiriya après 2003, était Saif Al-Islam, le propre fils aîné de Kadhafi, qui avait installé les islamistes au cœur des institutions libyennes. Et singulièrement Abdeljalil à la tête de la Haute cour libyenne, où cet extrémiste de la Charia, avait organisé l’affaire des « infirmières bulgares » qui a coûté si cher à la Jamahiriya en terme d’image internationale.

 

ELLE A AUSSI ETE TRAHIE PAR SON ALLIE RUSSE

 

Il faut parallèlement à tout cela souligner le coup mortel qu’a été le lâchage de Kadhafi par Moscou et l’acceptation du vote du Conseil de Sécurité par la Russie et la Chine (qui a suivi) qui ont ouvert directement la voie à l’agression de l’OTAN, au moment même où les forces loyalistes avaient rétabli la situation et étaient entrées dans Benghazi.

 

Un pigiste pas très futé de RIA Novosti avait écrit à ce moment que « la Russie n’avait pas d’intérêts géopolitiques fondamentaux en Libye ». Enorme stupidité ! Moscou y avait un régime ami, des intérêts économiques et surtout son seul allié géopolitique en méditerranée occidentale. Qui se souvient encore que la Russie aurait du, suite à la visite de Kadhafi en Russie en 2009, y disposer d’une base navale ? Ironie, précisément à Benghazi … A son arrivée à Moscou, fin mars 2011, l’ambassadeur russe, évacué, déclarait lui que le lâchage de Tripoli était « un crime contre les intérêts vitaux nationaux de la Russie » …

 

Le refus du dialogue entre les Unions européenne et africaine que proposait Kadhafi ne profite qu’aux ennemis de l’Europe véritable. Qui étaient aussi et sont encore les ennemis de la Libye. « Dans cette optique, la politique irresponsable du gouvernement français, menée au nom des intérêts de lobbies étrangers, n’est pas une faute, mais un crime », concluais-je déjà en 2003. Que dire de plus !?

 

Luc MICHEL

http://ceredd.free.fr/accueil.htm

http://www.lucmichel.net/

 

http://www.lucmichel.net/2014/01/14/ceredd-analyse-luc-michel-geopolitique-de-la-destruction-de-la-jamahiriya-libyenne/

___________________________

 

(*) La radio russe LA VOIX DE LA RUSSIE présentait en décembre 2013 le ‘parcours libyen’ de Luc MICHEL :

« Luc MICHEL, grand spécialiste de la géopolitique et notamment de la Libye (on lui doit notamment une GEOPOLITIQUE DE LA JAMAHIRYA LIBYENNE).

Organisateur et homme d’action, il est aussi le créateur dans toute l’Europe dès la mi-février 2011 des Comités ELAC / Euro-Libyan Action Committees et en juin 2011 de leur pendant africain, les Comités ALAC / Afro-Libyan Action Committees (avec le tchadien Djim Ley-Ngardigal), organisation de soutien à la Jamahiriya qui continue toujours le combat. En avril 2011, il a organisé avec le Ministère libyen des affaires étrangères, la Libyan National Youth Organisation et ELAC la seule conférence internationale – euro-afro-arabe – de soutien à la Jamahirya « Hands off Libya », à Tripoli sous les bombes de l’OTAN.

Il a aussi exercé des fonctions dirigeantes pour la Jamahiriya. A partir de 2004, il dirige le Réseau pan-européen du Mouvement mondial des Comités Révolutionnaires libyens (le MCR, colonne vertébrale de la Jamahiriya), le MEDD-MCR (Mouvement Européen pour la Démocratie Directe, la seule organisation du MCR restée active après 2011, et dont le secrétaire-général est Fabrice Beaur). En avril 2011, il est nommé par Tripoli président de la « Commission internationale du forum des Associations contre la guerre en Libye » et est chargé de la coordination du combat pour la Jamahiriya en Europe et en Afrique. Il est aussi l’éditeur du ELAC & ALAC Website.

Luc MICHEL est donc à la fois un analyste de la Libye mais aussi un grand témoin de l’agression contre la Jamahirya, qu’il a vécue de l’intérieur, et un acteur de sa défense. »

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NOTES ET RENVOIS :

 

(1) LIBYA NEWS & FACTS, le bulletin du CEREDD, a publié en 2003 un DOSSIER « LIBYE 2003 » sur 5 éditions spéciales (bilingues Français-Anglais) « LA LIBYE A LA CROISEE DES CHEMINS ».

Parmi les articles publiés :

Moammar Kadhafi : « La fin du Nationalisme arabe »

Luc Michel : « La Libye entre menaces de Guerre et chantages impérialistes »

Me Njem : « La Révolution jamahirienne dans la perspective d'une Afrique unie »

 

(2) Je n’en ai pas moins été le seul à annoncer, en Libye même (où je me trouvait pour la « 6e Convention européenne du MEDD », le réseau pan-européen du MCR libyen, organisée à Zawiah, près de Tripoli, les 5-6-7 février 2011), dès les premiers jours de février 2011 l’agression impérialiste qui s’annonçait contre Tripoli (et Damas). J’ai été le seul parmi tous les analystes et commentateurs à comprendre ce qui se passe et à prendre la mesure exacte de l’événement. A un moment où tous les analystes se laissaient prendre aux fumées du pseudo « printemps arabe ». A commencer par les soi-disants journalistes « non mainstream » qui criaient haro en février-mars 2011 sur Kadhafi alors que la tempête impérialiste se levait sur le Golfe des Syrtes.

Cfr. PCN-TV, "Le Monde arabe est en feu" : Entretien en Français de Luc MICHEL pour PCN-TV, sur les soit-disant « révolutions arabes » (Tripoli, 7 février 2011).

VIDEO sur Vimeo : http://vimeo.com/26435385 

VERBATIM sur le Website THE JAMAHIRIYAN RESISTANCE NETWORK : http://www.elac-committees.org/2011/08/03/6-fevrier-2011-luc-michel-annonce-depuis-tripoli-l%E2%80%99agression-occidentale-contre-la-libye-et-la-syrie/ 

 

(3) Dans une autre analyse, je revenais dès 2003 sur les raisons qui conduisent – et ont conduit en 2011-2012 – au choc inévitable entre les USA et les régimes nationalistes révolutionnaires arabes (Socialisme jamahiriyen, Ba’ath irakien et Syrien).

Cfr. Luc MICHEL, L'AGRESSION AMERICANO-SIONISTE EST UNE GUERRE IDEOLOGIQUE CONTRE LE NATIONALISME ARABE : APRES BAGDAD, DAMAS ET TRIPOLI SONT EN LIGNE DE MIRE ! (2003),

sur : http://www.pcn-ncp.com/editos/fr/ed-031007.htm 

 

(4) Sur le jeu de dupe de la coexistence pacifique entre l’Occident et ses ennemis,

Cfr. mes analyses sur les réformes socialistes en URSS, Yougoslavie, Belarus, Libye, Iraq et Syrie ba’athistes.

Cfr. en particulier : International conference “The prospects of the Eastern partnership” – Minsk 5.05.2011 :

Conférence de Luc MICHEL (PART.1 – 2 – 3) reprise sur PCN-TV, sur “Le Modèle du Belarus comme alternative à la Globalisation” (où j’évoque longuement la coexistence pacifique en Libye) ;

http://www.dailymotion.com/video/xjjkaz_the-prospects-of-the-eastern-partnership-conference-de-luc-michel-part-1_news 

http://www.dailymotion.com/video/xjjlfo_the-prospects-of-the-eastern-partnership-conference-de-luc-michel-part-2_news 

http://www.dailymotion.com/video/xjjmbi_the-prospects-of-the-eastern-partnership-conference-de-luc-michel-part-3-conclusion_news 

 

(5) Le « 3e Congrès des Géopoliticiens polonais » – III Zjazd Geopolityków Polskich –, organisé à Wroclaw (Pologne, 21 et 22 octobre 2010), a été l’occasion d’une brillante intervention de Kornel SAWINSKI intitulée « Znaczenie Libii w geopolitycznych koncepcjach Nacjonal-Europejskiej Partii Komunitarnej (PCN) », « La Libye dans les concepts géopolitiques du PCN ».

Géopolitologue, sociologue, analyste à l’ « Europejskiego Centrum Analiz Geopolitycznych », Sawinski est Doctorant à l’Uniwersytetu Śląskiego – Université de Silésie –, il prépare une thèse sur « Les idées géopolitiques de Jean Thiriart ».

 

Le géopoliticien et chercheur polonais développe longuement dans « La Libye dans les concepts géopolitiques du PCN » l’action générale transnationale du PCN et la mienne depuis plus de 25 ans, amplifiée et continuée dans celle du MEDD-MCR (le réseau pan-européen du MCR libyen, resté organisé en Europe). Ainsi que ses fondements dans l’action du leader et théoricien paneuropéen Jean THIRIART dans les années 60. Il expose le rôle important et influent joué par l’Organisation transnationale du PCN en tant qu’Ecole de pensée et « think tank » (comme l’entend la politique anglo-saxonne).

Enfin, il en arrive au cœur de son exposé : les liens tissés avec la Jamahiriya libyenne, la proximité des thèses géopolitiques de Moammar KADHAFI, des miennes (je devenais en 2004 Coordinateur-général du MCR en Europe) et du PCN sur la Grande-Europe eurasiatique, la nécessaire émergence d’un monde multipolaire, la Méditerranée conçue comme un lieu de civilisation commune, ou encore le rôle de Pont de la Libye entres les Unions européenne et africaine.

SAWINSKI évoque enfin le thème de la Démocratie Directe (dans ses versions libyenne et européenne), le rôle qu’il joue dans ma pensée et celle du MEDD-MCR en tant qu’alternative fondamentale au Parlementarisme bourgeois.

La version polonaise de cette conférence – avec des résumés français et anglais -a fait l’objet d’un numéro de LIBYA NEWS & FACTS (n° 2054, 17 nov. 2010), le Bulletin du CEREDD ;

Disponible en Pdf sur : http://ceredd.free.fr/accueil.htm 

 

(6) Cfr. Luc MICHEL, « VISIONARY AFRICA », DIALOGUE DES CULTURES ET COOPERATION ENTRE LES UNIONS EUROPEENNE ET AFRICAINE !, in LIBYA NEWS & FACTS, bulletin du CEREDD, N° 2.150, 10 octobre 2010,

En Pdf sur : http://ceredd.free.fr/accueil.htm 

 

(7) Le général et géopolitologue autrichien Lohausen (1907-2002), ancien membre de l’Etat major du Maréchal Rommel, proche des patriotes anti-nazis du 20 juillet 1944, s’inscrit dans la suite des thèses géopolitiques de Jean Thiriart sur « l’Europe de Vladivostok à Dublin ». Il a écrit des pages élogieuses concernant le projet européen de Thiriart des Années 1960-75.

Le livre principal de géopolitique du général, MUT ZUR MACHT. DENKEN IN KONTINENTEN, traduit pour la petite histoire en Français par une des secrétaires de THIRIART, s’inscrit dans l’Ecole d’HAUSOFER, mais reprend aussi de nombreuses conceptions de THIRIART.  LOHAUSEN parle notamment de « l’Europe de Madrid à Vladivostok ». Dans l’exemplaire offert par Lohausen à Thiriart en 1983 (et qui m’a été légué avec sa bibliothèque en 1999) figure la dédicace suivante : « En respectueux hommage à un grand Européen ».

 

(8) ASIPALV, acronyme de l’ASsemblée Internationale des  PArtisans du Livre Vert, qui regroupait les partisans de la Démocratie Directe libyenne.

 

(9) Luc MICHEL, Discours, au nom des Délégations du Continent européen, au Meeting d’ouverture de la Première Assemblée mondiale de l’ « Association Internationale des Partisans du Livre Vert », Tripoli, Libye, 25 octobre 2009 : PENSER EN CONTINENTS !

POUR UNE PHILOSOPHIE DE L’ACTION ! POUR UNE MISE EN ACTION DE LA PHILOSOPHIE : CHANGEONS LE MONDE !,

sur : http://midd.free.fr/asipalv2009-1.html 

J’ai emprunté mon titre « Penser en Continents » à la version française du livre allemand de géopolitique « Mut zur Macht. Denken in Kontinenten » du Général Jordis Von Lohausen.

 

 

 

 

 

 

 

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ELAC & ALAC Website / TRIPOLIGATE : FR3 RELANCE LE DOSSIER ET EVOQUE ‘LA VOIX ACCUSATRICE DE KADHAFI !

 

Luc Michel pour ELAC & ALAC Website /

avec AFP – Libération – PCN-SPO / 2014 01 28 /

http://www.elac-committees.org/

https://www.facebook.com/elac.committees

http://www.scoop.it/t/pcn-spo

 

« Mon cher ami Sarkozy a un désordre mental… C'est moi qui l'ai fait arriver au pouvoir. Nous lui avons donné le financement nécessaire pour qu'il puisse gagner l'élection [...], Il est venu me voir, dans cette tente. Il nous a demandé un montant, on lui a donné le montant »

- Moammar Kadhafi.

 

Voilà le « Tripoligate » – que j’ai été le premier à dénommer comme cela pour faire le lien avec le « Karachigate » et le « Qatarigate », les trois dossiers parallèles – relancé !

Le magazine de la TV française FR3 «Pièces à conviction» s'apprête à diffuser un enregistrement audio de 2011, dans lequel le dirigeant libyen assure : « C'est nous qui avons fourni les fonds » à l'ancien président.

 

Intitulé « Kadhafi-Sarkozy : liaisons dangereuses » et basé sur une enquête du journaliste Pascal Henry, le reportage évoque les « liens politiques entre la France et la Libye de 2003 jusqu’au déclenchement de la guerre, le 19 mars 2011 ». Où la France bombarde l’armée libyenne. 2003 c’est le début de la « coexistence pacifique » entre la Jamahiriya et les Occidentaux. Et singulièrement le rapprochement de Tripoli avec Paris.

 

LES CASSEROLES DE SARKOZY

 

Impliqué dans le « Karachigate » (des rétrocommissions au Pakistan et à Taiwan) et le « Tripoligate » (le financement des campagnes de Sarkozy en 200-2007 par Kadhafi) – expression que j’ai été le premier à créer et à utiliser dès mars 2011 -, Sarkozy apparaît aussi dans un troisième dossier : le « Qatarigate », lié à la conquête financière de la France par la pétrodictature qatarie.

 

On se souvient des déclarations de SaIf Al-Islam Kadhafi en Mars 2011 dénonçant l’argent sale de Sarkozy venant de Libye. J’évoquais alors un futur « Tripoligate », s’inscrivant dans le dossier du fameux « Karachigate » … Nous y sommes arrivé rapidement. Et Tripoli apparaît précisément dans les procédures judiciaires concernant le premier de ces dossiers, ce « Karachigate » qui implique Balladur, ex premier ministre, et évidemment Sarkozy !

 

‘LIBE’ TITRE « FINANCEMENT DE LA CAMPAGNE DE SARKOZY : LA VOIX ACCUSATRICE DE KADHAFI » …

 

France 3 diffuse demain mercredi soir 29 janvier 2014 dans son magazine « Pièces à conviction » un enregistrement audio d’une interview, en mars 2011, de Mouammar Kadhafi qui évoque un financement politique occulte de la campagne de Nicolas Sarkozy.

 

A la question de savoir s’il se sent trahi, Kadhafi, qui avait été reçu en grande pompe à Paris en décembre 2007, répond par l’affirmative. Puis, selon une traduction réalisée par l’AFP, il poursuit : « Sarkozy a une déficience mentale… c’est grâce à moi qu’il est arrivé à la présidence », « C’est nous qui lui avons fourni les fonds qui lui ont permis de gagner », « Il est venu me voir alors qu’il était ministre de l’intérieur. Il m’a demandé un soutien financier.»

 

Pourquoi aurait-il financé Sarkozy ?

Fort logiquement, « Pour nous, en tant que Libyens, si le président de la République française gagne les élections grâce à nos fonds, c’est vraiment un gain », répond Kadhafi qui ne donne pas de montant ni de détail sur les modalités de versement.

 

Le juge Serge Tournaire enquête sur ces accusations de financement de la campagne présidentielle de 2007, allégations que Nicolas Sarkozy réfute.

 

Elles avaient été formulées par Saïf al-Islam, le fils aîné du Colonel, dans un entretien à Euronews, le 16 mars 2011 : « Il faut que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale.» Peu auparavant, l’agence officielle JANA avait promis de rendre public « un grave secret » sur la campagne de Nicolas Sarkozy.

 

Plusieurs dignitaires ont évoqué un tel financement : l’ancien Premier ministre Baghdadi al Mahmoudi, lors d’une audience d’extradition à Tunis, ou encore l’interprète de Kadhafi, Moftah Missouri. Rencontrée la semaine dernière à Paris, Anoud al-Senoussi, fille de l’ancien chef des renseignements Abdallah al-Senoussi, a affirmé à l’AFP que son père, actuellement détenu en Libye, avait « disposé de preuves de ce financement ».

 

L’ORIGINE DE CET ENTRETIEN.

POURQUOI IL SORT MAINTENANT ?

 

Le guide libyen avait accordé à l’époque pour le Figaro, l’entretien, que la journaliste Delphine Minoui avait ultérieurement retranscrit dans son ouvrage Tripoliwood – un livre violemment anti-Kadhafi plein de rumeurs et de médiamensonges sur la Jamahiriya (Grasset, 2011) -, et qui s'est déroulé le 16 mars 2011 (quatre jours seulement avant l'intervention militaire occidentale de mars 2011).

 

Les forces de Kadhafi avaient alors repris l’avantage militaire un mois après le début de l’insurrection transformée en guerre d’agression par l’OTAN et ses supplétifs du CNT. Paris avait officiellement reconnu quelques jours plus tôt l’opposition fantoche pro-occidentale.

 

La publication de cet interview de Kadhafi n’est évidemment pas neutre. Et l’émission de France 3 bénéficie d’une vaste couverture médiatique. Au moment où Sarkozy laisse entrevoir son retour en politique pour la prochaine présidentielle et sera un adversaire coriace pour le régime social-démocrate de Hollande en pleine tourmente et impopulaire, la relance du ‘Tripoligate’ tombe à pic. Et aussi bien Hollande que le ministre de l’intérieur Valls, candidats potentiels, ont tout intérêt à cette relance.

 

Luc MICHEL

___________________

 

# Sur ces dossiers sales de Sarkozy, lire :

 

Luc MICHEL, PCN-SPO / APRES LE « KARACHIGATE » ET LE « TRIPOLIGATE » : VOICI LE « QATARIGATE » DE SARKOZY !???

http://www.elac-committees.org/2012/05/22/pcn-spo-apres-le-%c2%ab-karachigate-%c2%bb-et-le-%c2%ab-tripoligate-%c2%bb-voici-le-%c2%ab-qatarigate-%c2%bb-de-sarkozy/

 

LUC MICHEL, FOCUS / TRIPOLIGATE : NOUVEAU TEMOIGNAGE D’UN PROCHE DE KADHAFI SUR LE FINANCEMENT DES CAMPAGNES DE SARKOZY PAR LA JAMAHIRIYA

http://www.elac-committees.org/2013/07/31/luc-michel-focus-tripoligate-nouveau-temoignage-dun-proche-de-kadhafi-sur-le-financement-des-campagnes-de-sarkozy-par-la-jamahiriya-2/

 

PCN-SPO, L’ARGENT SALE DE LA SARKOZYE : VOILA TRIPOLI QUI APPARAIT DANS LE « KARACHIGATE » !

http://www.elac-committees.org/2011/10/05/pcn-spo-l%e2%80%99argent-sale-de-la-sarkozye-voila-tripoli-qui-apparait-dans-le-%c2%ab-karachigate-%c2%bb/

 

et Luc MICHEL, PCN-SPO / GEOPOLITIQUE / QATARIGATE : LA GANGRENE QUI RONGE LA FRANCE !

http://www.elac-committees.org/2013/02/01/pcn-spo-geopolitique-qatarigate-la-gangrene-qui-ronge-la-france/

 

 

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# ELAC & ALAC WEBSITE / US AND NATO LEGACY: ISLAMIST MILITIAS AND AL-QAIDA IN LIBYA

 

Press Review / 2014 01 07 /

LM & KH for ELAC Website

with Your Middle East – PCN-SPO/

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Sometimes NATO’s medias are showing the naked truth.

Today ELAC Website reports “Libya's new autocrat: Militias”, an article of ‘Your Middle East’ on Libyan “anarchy”.

"Ansar Al-Sharia cleans the streets of Benghazi and conducts social work to further enhance its standing" confirms YME …

 

Excerpts :

“Security in Libya still remains an ephemeral prospect. The country is awash with guns and militias, numbered in the thousands. Since the collapse of the Gaddafi regime, successive transitional governments have consistently failed to impose their authority over the entirety of its territory and to reverse a deteriorating security climate. An ever-expanding network of rampant militia groups, with varying agendas and scope, is an undeniable obstacle to the country’s post-revolutionary stability. They typify Libya’s complex tribal, regional and ideological makeup, which Gaddafi held together with an iron fist for four decades.

Unable to adequately police Libya’s vast desert borders, the militias pose a threat to regional security. Small arms, antiaircraft missiles and rocket propelled grenades in some of the world’s largest weapons warehouses are readily available for militant groups, jihadists and violent opportunists, who consider these weapons as an “insurance policy” amidst the reigning anarchy. As a result, the entire Maghreb-Sahel region is vulnerable to cross-border militancy emanating from the Libyan “arms bazaar.”

(…) Domestically, the militias also pose a threat to Libya’s unity and stability. Their diktat over strategic zones, including the oilfields the economy is so desperately reliant upon, has greatly undermined the government’s credibility and the country’s livelihood in recent months.”.

 

A FEDERAL STATE OF CYRENAICA

 

“ … the POLITICAL BUREAU OF CYRENAICA, a federalist group headed by the self-styled Ibrahim Jadhran, has occupied strategic oil terminals since July. In October, the group announced the creation of a federal state of Cyrenaica. Libya’s economy minister Mustafa Abufanas says Libya has lost $10 billion in potential revenue as a result of these closures.”

 

MILITIAS INFILTRATE THE SECURITY APPARATUS

AND CHALLENGE THE CENTRAL GOVERNMENT

 

“Libya’s post-revolutionary transition governments (…) efforts to corral militias, through the integration of units like the SUPREME SECURITY COMMITTEES (SSC’s) and the LIBYA SHIELD FORCE under full police and army control have failed to produce concrete results. These local brigades are often tasked with securing government facilities or manning checkpoint but militia commanders associated to the government are, for the most part, reluctant to cede their prerogatives completely.”

 

“Instead, they are happy to double-deal as long as they benefit financially and politically. Throughout 2013, militias invariably challenged the central government. At the start of the year, they besieged government buildings to pressure it into signing a law barring former members of the Gaddafi regime from occupying public functions. A few months ago, Prime Minister Ali Zeidan” – a CIA agent that YME presents as  “a former exiled human rights lawyer” (sic) – , “was kidnapped from his hotel by armed members of the LIBYAN REVOLUTIONARY OPERATIONS CHAMBER militia, a group working with the government, only to be released a few hours later. Zeidan’s brief detention illustrated the extent to which anarchy has come to reign over the country.”

 

TARGETED ASSASSINATIONS IN BENGHAZI AND DERNA

 

“In Benghazi and Derna, a campaign of targeted assassinations this past year led to the death of military officials, policemen, judges, journalists and local political figures numbered in the hundreds. Not once have those responsible been arrested. Protests in Libyan cities calling for an end to “militia-rule” have become a regular occurrence, often leading to deadly confrontations between local populations and militiamen. In November, clashes between militias from outside Misrata and the local population demanding their departure led to the death of 43 people. The power militias have come to wield in their respective areas has led some figures, particularly in Libya’s fragmented political establishment, to believe that the transitional government’s necessary goal of full demobilisation is unattainable.”

 

THE AQMI AND ANSAR AL-SHARIA THREAT

 

“More worrying still for Libya’s stability is the resurgence of terrorist activity by AL QAEDA IN THE ISLAMIC MAGHREB (AQIM) and its affiliated organisations, such as ANSAR AL-SHARIA in Libya. Libya is at the cornerstone of AQIM regional strategy. Members of the intelligence community have gone so far as to label Libya, AQIM’s “headquarters” in the region. With little to no policing of its vast and porous desert borders, the country is now a launching pad for terrorist operations throughout North Africa and beyond, helping jihadi groups in Tunisia, Algeria and Egypt to organise well-coordinated attacks such as the unprecedented hostage crisis at the In Amenas facility in Southern Algeria. Libya’s lawless desert provinces are a haven for weapons trafficking. The vast and unsecured weapons stockpiles, which mushroomed during Libya’s eight-month civil war, are at the mercy of Islamist militants with the financial clout to secure them for their fighters.”

 

LIBYA : A BASE FOR JIHADISTS

 

“These groups use Libya as a safe-haven, establishing training camps for new recruits. North African and Western would-be jihadists travelling to Syria to join the fight against the Assad regime begin their journey in training camps situated in Libya’s central and eastern regions. AQMI’s modus operandi in Libya remains largely unclear but its activities in the country follow an all too familiar strategy adopted since the early 2000’s, which consists of identifying and occupying spaces beyond the reach or control of central governments. AQIM’s ability to infiltrate, fund and persuade armed groups with an Islamic agenda should not be understated. In Mali, the group was able to hijack the Tuareg rebellion through a loose coalition with other local jihadi groups to create a short-lived Islamic state in the country’s Northern Azawad region.

AQIM was then able to coerce, entice and even recruit former rebel leaders and youth through well-calculated alliances (e.g. marrying into the local population) and through the creation of criminal trafficking networks from which the local population benefited.”

 

BENGHAZI : THE STRONGHOLD OF LIBYAN ISLAMISM AND JIHADISM

 

“Similar tactics are being applied in Libya. Ansar Al-Sharia cleans the streets of Benghazi and conducts social work to further enhance its standing with the local population and discredit the central government. German media sources reported a three-day summit organised by Ansar Al-Sharia in September in the city of Benghazi between AQIM-affiliated jihadi groups from the entire region to coordinate new strategies in Libya, Tunisia and in Syria. The meeting was reportedly attended by Tunisia’s fugitive terrorist leader Abu Iyadh, who was allegedly arrested in Misrata this past week (although much confusion still surrounds this announcement). In the final weeks of December, a suicide bomber detonated a truck filled with explosives at a security checkpoint near Benghazi, killing several people. This first suicide attack signalled a clear and very worrying shift in tactics.”

 

NO REAL SOLUTION …

 

“ (…) Ali Zeidan has repeatedly called on foreign powers to assist his government to help curb the proliferation of weapons and militias in Libya. Answering his call and assisting the government in a process of disarming, demobilising and reintegrating (DDR) the militias into legitimate government security forces is the condicio sina qua non to stabilising the country.”

It is not working: “The policy of “buying peace,” which has been applied thus far, won’t work, if anything, it has only made matters worse by emboldening some of the militia groups. On the other hand, a full-on military confrontation could spell disaster for Libya. A forceful attempt to put an end to militia rule in some parts of the country would almost certainly lead to all-out militia backlash and even greater bloodshed.”

 

Quotations from ‘Your Middle East’/

Titles and comments : ELAC Website

 

 

Pic : Al-Qaida rally in Benghazi, november 2011 …

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# ELAC & ALAC Website/ QUAND LES PYROMANES JOUENT AUX POMPIERS … LIBYE. LE CONSEIL DE SÉCURITÉ SE PENCHE SUR LE DÉPLOIEMENT D’UNE UNITÉ SPÉCIALE DE L’ONU

Luc MICHEL pour ELAC & ALAC Website /

avec PCN-SPO – Xinhua – La Voix de la Russie / 2013 12 23 /

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Le Conseil de sécurité de l’ONU, tous membres confondus pour une fois, porte une lourde responsabilité dans la destruction de la Jamahiriya et dans le chaos qui s’est installé de ce fait en Libye. Tous membres confondus, car la Russie de Medvedev et la Chine, ainsi que les non-alignés et les brics (membres non permanents), pour s’être abstenus, ont permis et légitimé l’agression des USA et de l’OTAN contre la Libye de Kadhafi

 

Presque trois ans après cette agression, voilà le Conseil de sécurité de l'ONU en train d'évaluer la possibilité du déploiement d'une unité spéciale de 235 gardes chargés de protéger la mission de l'ONU à Tripoli, la capitale libyenne, selon un communiqué de la Mission d'appui de l'ONU en Libye (MANUL) obtenu ce mercredi 18 déc. 2013 par Xinhua. Lors d'une conférence de presse tenue mardi à Tripoli, Tarek Mitri, le représentant spécial de l'ONU en Libye et chef de la MANUL, a annoncé que le type d'unité et le nombre d'hommes déployés dans l'unité étaient actuellement en cours d'évaluation. Il a également expliqué que « la mesure était en train d'être prise pour apaiser les craintes exprimées par certains groupes en Libye » (sic).

 

Lors de la conférence de presse, Mitri a également « salué les institutions libyennes pour leur dévouement envers le développement démocratique du pays » (resic). Il a indiqué « qu'un certain nombre de membres du Conseil de sécurité estimaient qu'en transformant la crise politique actuelle et l'instabilité en une opportunité permettrait à la Libye d'avancer dans sa transition démocratique » (resic). Précisant qu’il s’agissait de : « construction de l'Etat, établissement de l'Etat de droit, stabilisation de la situation sécuritaire, promotion des droits de l'homme et amélioration de la qualité de vie …

 

Un mensonge grossier quand on se souvient de la prospère et sûre Libye de Kadhafi, de son haut niveau de vie (le premier en Afrique), de son enseignement modèle, de son système social et de son expérience de Démocratie directe. C’est l’agression occidentale qui a détruit tout cela, avec la complicité directe de l’ONU !

 

Mitri a encore ajouté que « d'autres membres avaient relevé les risques associés à la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays, ainsi que l'impact de la prolifération des armes en Libye, et ont donc appelé à des actions concrètes et urgentes pour y répondre ». « Plus de deux ans après la fin du soulèvement de 2011, les autorités libyennes peinent toujours à établir un Etat de droit et à imposer leurs forces de sécurité face aux milices armées formées pendant les affrontements de 2011 » conclut Xinhua.

 

DES LES PREMIERS JOURS DU COUP D’ETAT DE FEVRIER 2011, L'ONU SE POSAIT EN PARTENAIRE DE LA « TRANSITION LIBYENNE » AUX COTÉS DE LA JUNTE EXTRÉMISTE DE BENGHAZI

 

Confirmant l’engagement de l’ONU dès les premiers jours du coup d’état de février 2011 aux côtés de la Junte islamo-monarchiste de Benghazi, lors d’une visite à Tripoli le 3 novembre 2011, le secrétaire général de l'ONU déclarait que "La Libye nouvelle aspire à être une nation libérée de la peur, libérée de l'injustice et de l'oppression du passé. Les Nations unies seront votre partenaire dans la transformation de ces espoirs en réalité". Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'était rendu en Libye pour « assurer les nouveaux dirigeants du pays du soutien de la communauté internationale durant la période de transition ».

 

Ecoutons ses paroles cyniques et fallacieuses et confrontons les à ce qu’est devenue la pauvre Libye, pillée, somalisée …

"Nous sommes ici pour vous soutenir dans la lutte pour la démocratie et la liberté" (sic), déclarait Ban, qui disait être venu "à un moment historique pour saluer le peuple courageux de Libye (…) qui a payé le prix fort pour la liberté" et "inspiré le monde en renversant la tyrannie" (resic). "L'ONU se tient prête à soutenir le peuple libyen dans tous les domaines dont nous avons discuté [avec les responsables du pays] : les élections, une nouvelle Constitution, les droits humains, la sécurité publique et le contrôle des armes", avait encore déclaré le chef de l'ONU, accompagné dans sa visite par le président de l'Assemblée générale de l'ONU, Nassir Abdulaziz Al-Nasser.

 

"La Libye nouvelle aspire à être une nation libérée de la peur, libérée de l'injustice et de l'oppression du passé. Les Nations unies seront votre partenaire dans la transformation de ces espoirs en réalité" (resic), avait-il ajouté au cours d'une conférence de presse. Il avait qualifié de "très productifs" ses entretiens avec le chef du Conseil national libyen de transition (CNT) Moustapha Abdeljalil, les membres du CNT et le nouveau premier ministre libyen, notamment pour avoir une idée sur "la façon dont l'ONU peut aider le peuple libyen après la libération" (resic). "Ils [les dirigeants libyens] ont tous exprimé un engagement clair pour la construction d'une Libye démocratique, fondée sur le respect des droits de l'homme et la dignité" (resic), avait-il encore dit.

 

Le secrétaire général de l'ONU avait reconnu toutefois que "le chemin vers la démocratie n'est pas facile. Construire un Etat avec des institutions efficaces et responsables prend du temps", a-t-il dit. "Il est crucial que le peuple trouve un consensus sur les questions principales et reste uni. Cela va nécessiter beaucoup de pragmatisme, de compromis, particulièrement pendant cette phase très importante", a souligné M. Ban.

 

Il avait ajouté s'être entretenu longuement avec les dirigeants libyens au sujet de la sécurité et de la « nécessité de sécuriser les arsenaux de l'ancien régime ». Mais pas ceux offerts par l’OTAN et en particulier la France de Sarkozy aux milices islamistes de Misratta, Zintan, Tripoli et Derna … Le Conseil de sécurité de l'ONU avait adopté quelques jours avant ce voyage une résolution appelant la Libye et les pays voisins à mettre un terme à la prolifération, dans la région, « des armes amassées par Mouammar Kadhafi, en particulier les missiles sol-air de courte portée ».

 

Deux ans après cette visite de Ban Ki-moon, le chaos libyen répond tragiquement aux belles paroles cyniques de l’ONU.

 

Il y a quelques jours, La Voix de la Russie dressait le bilan de cette « libération » de la Libye tant vantée par Ban, ses comparses et ses maîtres occidentaux : « Plus de deux années se sont écoulées après l’assassinat barbare et sauvage du colonel Mouammar Kadhafi en Libye. Depuis la chute de la Jamahiriya libyenne, on est très loin des promesses faites par certains grands amateurs des interventions « humanitaires » armées quant à l’avenir de ce pays. La « nouvelle » Libye sombre de jour en jour dans le chaos et visiblement est en train de devenir un non-Etat failli, hors-la-loi, raciste, intégriste, ainsi que le théâtre de scénarios d’afghanisation et de somalisation. Un pays qui était pourtant encore récemment l’un des plus prospères d’Afrique. Cet avenir sombre n’est plus une perspective pessimiste, tout cela est devenu une triste réalité » …

 

Luc MICHEL

 

http://www.lucmichel.net/2013/12/22/elac-alac-website-quand-les-pyromanes-jouent-aux-pompiers-libye-le-conseil-de-securite-se-penche-sur-le-deploiement-dune-unite-speciale-de-lonu/

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Photos : Ban avec Abdeljalil, alors leader du CNT, aujourd’hui en fuite en Tunisie pour son implication dans le meurtre sous la torture du général félon Younes, chef des katibas du CNT, en juillet 2011.

 

Ban avec Zeidan, agent de la CIA, défecteur libyen en 1980 devenu citoyen US, et présentement premier ministre fantoche de la Libye occupée.

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# ELAC & ALAC WEBSITE / « OPERATION OURAGAN DANS LE DESERT » OU LE COUP D’ETAT IMPERIALISTE CONTRE KHADAFFI

 

Robert MBELO pour ELAC Website /

2013 12 23 / 1ère édition en mars 2011 /

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ELAC Website publie une réédition mise à jour de l’excellente analyse de Robert Mbelo (*), camarade de Combat du MEDD-MCR et ami de Luc MICHEL, qui est aussi un des Africains qui ont sauvé l’honneur en défendant la Jamahiriya avec les Comités ALAC …

C’est une analyse de la destruction de la Jamahiriya vue par un Africain et au travers d’une vue large qui lie ces événements à d’autres en Afrique, en RDC et dans la région des Grands Lacs notamment.

 

INTRODUCTION

 

L’Occident dans son avidité et sa cupidité a toujours eu recours aux grands mensonges pour se justifier et justifier sa forfaiture. On le perçoit clairement au travers du coup d’état militaire que la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont opéré en Libye contre le Colonel Kadhafi, ou ils prétendaient aller sauver des civils Libyens. Mais seuls les naïfs se sont laissés avoir par cette justification simpliste et simplette.  Car, attirés par l’odeur du pétrole de très bonne qualité, l’Occident  a recouru a ces genres stratagèmes pour s’adjuger la manne pétrolière des Libyens comme ils avaient déjà  fait  main basse sur celui de l’Irak et de  l’Afghanistan.

 

I.- QUELQUES RAPPELS HISTORIQUES

 

Ainsi, pour mieux comprendre les velléités réelles des occidentaux dans le monde, nous devons faire recours à l’Histoire.

 

A.- LA CROISADE

 

Il est donc clair que ce que nous appelons « première croisade » n'était pas appelée ainsi par ses contemporains. Du point de vue musulman, les croisades ne sont d'ailleurs pas perçues comme une nouveauté, mais comme la continuation de la lutte contre l'Empire romain d'Orient, qui durait depuis plusieurs siècles. Pourtant, il est aussi évident que les contemporains ont eu très tôt conscience que la croisade n'était pas un simple pèlerinage armé ni une opération militaire comme les autres mais bien une réalité différente, alliant les caractéristiques du pèlerinage à Jérusalem aux impératifs d'une guerre pour la défense de la foi.

 

Pendant son incarcération après le putsch de Munich, Hitler rédige Mein Kampf qui expose son programme politique mais surtout sa vision de la supériorité de la race aryenne (allemande) sur les autres races, tels les juifs par exemple. En 1935, les Lois de Nuremberg sont mises en place qui excluent les juifs de la citoyenneté allemande, les empêchent de pratiquer certains métiers et de se mêler à la population allemande. Ils doivent porter des étoiles jaunes pour être distingués dans la rue. Cette politique aboutit à la nuit de cristal le 9 et 10 novembre 1938. Mais Hitler vise aussi d’autres populations de par sa vision raciste : les noirs, les tsiganes, les aliénés, les handicapés, les homosexuels…

 

B.- L’OPERATION « EL Dorado Canyon

 

C’est une opération militaire américaine de bombardement menée par l’US Air Force, l’US Navy et les Marine Corps contre la Libye le 15 avril 1986. Aussi appelée « bombardement de la Libye par les États-Unis », elle fut menée en représailles de l'attentat à la bombe, en 1986, d'une discothèque de Berlin-Ouest fréquentée par des militaires américains (ndlr : faussement attribué à Kadhafi). Critiquée par plusieurs pays et approuvée par d'autres, elle a abouti à un accord de compensation monétaire entre la Libye et les États-Unis en 2008.

Pendant l'attaque, quelques bombes manquent leur cible, frappant ainsi des sites diplomatiques et civils de Tripoli. Quelques soldats libyens désertent leur poste par peur, alors que les officiers libyens ont tardé à donner des ordres. Les tirs anti-aériens libyens commencent après que les appareils soient passés au-dessus des cibles.

Le but officiel de ces destructions était d'envoyer un message et, en même temps, de réduire les capacités de la Libye à aider et à entraîner des terroristes. Ronald Reagan avait a l’époque prédit que si nécessaire, les Etats-Unis le feront à nouveau.

 

C’est ce qui arrive aujourd’hui. Le gouvernement de la Libye avait déclaré a cette époque que les États-Unis étaient victimes de l'arrogance et du pouvoir et voulaient devenir les policiers du monde. Il avait ajouté que tout groupe qui refusait de devenir un vassal américain était un hors-la-loi, un terroriste et un démon. Le mouvement des non-alignés a condamné l'« acte d'agression lâche, flagrant et fait sans provocation ». La Ligue arabe a exprimé sa rage envers les États-Unis et, selon elle, cette attaque a renforcé l'anarchie dans les relations internationales. L'assemblée des chefs de l'Union africaine a affirmé que la tentative délibérée de tuer des Libyens violait les principes de la loi internationale.

 

Le gouvernement de l'Iran a fait valoir que l'attaque démontrait une politique d'agression, de diplomatie de canonnières, un acte de guerre, et a demandé un boycott politique et économique des États-Unis. D'autres ont perçu les intentions des États-Unis comme une tentative d'éliminer la révolution libyenne. La Chine a affirmé que l'attaque américaine a violé les normes de relations internationales et a aggravé les tensions qui existaient dans cette région. L'Union soviétique a affirmé qu'il y avait un lien évident entre l'attaque et la politique américaine visant à ruiner la révolution libyenne. La Chine a affirmé que l'attaque américaine a violé les normes de relations internationales et a aggravé les tensions qui existaient dans cette région. L'Union soviétique a affirmé qu'il y avait un lien évident entre l'attaque et la politique américaine visant à augmenter l'agitation et de créer de nouveaux foyers de tension, tout en déstabilisant les relations internationales. L'Allemagne de l'Ouest a affirmé que les disputes internationales doivent être résolues par la diplomatie et non les armes. La France a aussi critiqué le bombardement. Les États-Unis avaient reçu a l’époque, l'appui du Royaume-Uni, du Canada, de l'Australie, d'Israël.

 

II.- LE MONTAGE DU COMPLOT DE 2011 CONTRE KHADAFI

 

Profitant de la crise en Tunisie et en Egypte ou là, de vrais problèmes sociaux se posaient, l’occident avait saisi la balle au bond pour enfin se débarrasser de Kadhafi afin de s’adjuger la manne pétrolière dontregorge la Libye. C’est la CIA qui a tout monté et organisé. Mais pour ce faire, ils ont eu recours aux services de Nicolas Sarkozy dépeint comme « le président français le plus pro-américain depuis la Seconde guerre mondiale ». Au point d’avoir envisagé en 2006, avant son élection, l’envoi de troupes françaises en Irak dans le cadre d’une "force internationale". A son, tour, il a eu recours aux services de Bernard-Henri Levy pour accomplir la basse besogne d’amener a l’Elysée un « interlocuteur » marionnette qui plaisait à l’Occident.

 

A.- LA CABALE DE LA FRANCE ET DE L’UNION EUROPEENNE

 

Accélération diplomatique dans la crise libyenne, Nicolas Sarkozy, à l’initiative de Bernard-Henri Lévy, recevait à l’Elysée les représentants des insurgés de Benghazi, fief de la révolte. Et reconnaissait le Conseil national libyen (CNL) comme seul représentant légitime du pays.

Rappelons que Bernard-Henri Lévy,(1) dès son retour de Lybie, fut un des premiers à demander cette reconnaissance en lançant un appel à la communauté internationale, aux plus hautes instances de l’état français, « Les Libyens doivent gagner eux-mêmes leur indépendance », avait-il martelé. « Mais bombardons les trois bases militaires d’où décollent les avions de Kadhafi qui peuvent faire tant de mal ».

 

Son message a été entendu. La France, rejointe par la Grande-Bretagne, organisait « des frappes aériennes ciblées » non pas sur la Libye mais sur un, deux ou trois aéroports. « Si le Conseil de sécurité nous en donne le mandat je suis favorable à empêcher les avions de la mort de décoller », avait ajouté le chef de l’Etat . Ce qui fut fait.

 

BHL  initiateur de cette rencontre ? S’il n’a « rien organisé du tout », c’est lui qui avait « suggéré » la rencontre entre les représentants du CNL et Nicolas Sarkozy. « J’ai appelé le Président », raconte Bhl. En lui disant : « j’ai rencontré des hommes qui me semblent tout à fait remarquables, ce sont les dirigeants de la Libye libre. Accepteriez-vous de les recevoir ? Le président m’a répondu ‘oui’ ». Ce tournant dans la crise libyenne fut immédiatement en une de tous les médias.  Nous vous proposons de (ré)entendre les différentes interventions de de Bernard-Henri Lévy. Voici la première, car comment, a l’insu du Ministre des Affaires Etrangères, M. Alain Juppé, une personne privée, fut-il philosophe, peut s’immiscer dans la gestion de la diplomatie française ? Avouez, c’est un peu léger…

 

C’est pourquoi, nous ne nous attarderons pas ici pour analyser toutes les péripéties mensongères des rencontres occidentales de l’Union Européennes, de l’OTAN, de la réunion de Paris ou de celle de Londres. Par contre, nous nous intéresserons aux abstentions russes et chinoises lors du vote de la résolution autorisant le coup d’état contre Kadhafi ainsi qu’à la position de  Ligue Arabe et de celle de l’Union Africaine.

En analysant les événements, on comprend tout. Il s’agit d’une conspiration du mensonge, car comment se fait-il qu’un soulèvement populaire se soit transformée en quelques heures en une insurrection armée, puis a une rébellion et à la fin aux préparatifs d’un coup d’état contre Kadhafi ? Nous percevons la, l’organisation d’un complot visant a l’assassiner avec ses fils, comme ils l’ont fait avec Saddam Hussein.

 

B.- LE ROLE DE LA CIA AU CAIRE EN EGYPTE

 

Poste très important pour la CIA en raison de la position de l’Egypte sur la scène moyen-orientale, et du fait que c’est le seul pays d’Afrique du monde arabe à avoir signé les accords de paix avec Israël à Camp David. D’où l’on comprend aisément le rôle de premier plan que joue la CIA au Caire.

 

Ce poste surveille la Libye : c’est cette antenne de la CIA au Caire qui avait préparé dans les années 1980’ le dossier visant à renverser le Colonel Kadhafi notamment par le raid américain à Benghazi, raid qui avait coûté la vie à sa fille ;

C’est ce poste qui avait préparé le dossier de Loockerbie et du DC 10 d’UTA, et dont BHL prétendait que « la Libye avait (aurait) reconnu sa culpabilité » (Lire les déclarations de BHL dans le journal du dimanche du 6 mars 2011).

 

Ce poste surveille aussi le Soudan, c’est lui qui avait préparé le bombardement de l’usine de produits pharmaceutiques de Khartoum. Aujourd’hui, c’est ce poste qui gère le dossier du Darfour, où d’importants gisements de pétrole ont été découvert. Et donc les motifs qu’invoque souvent le Secrétaire Général de l’ONU, Mr Kofi Annan, lorsqu’il parle de la famine et autres cas humanitaires sont mensongers. On ne peut plus lui faire confiance, lui qui a laissé faire le génocide rwandais, et qui laisse faire le génocide congolais qui s’élève actuellement à 6 millions de morts.

 

C.- L’INFILTRATION DES MERCENAIRES D’AL QAIDA DANS « LA REBELLION »

 

1.- HISTORIQUE

 

Al-Qaïda veut dire « a Base »en arabe, mouvement islamiste fondé par le cheikh Abdullah Yusuf Azzam et son élève Oussama Ben Laden en 1987.  Cest à partir du 11 septembre 2001 qu’Al-Qaïda s’est mis à jouer en première base (pour reprendre les termes du base-ball), dans la section terrorisme, sous-section ‘ennemi de l’Occident’.

 

L’Occident et ses leaders démocratiques ne considérèrent pas Al-Qaïda comme une organisation terroriste, ni Ben Laden comme un assassin sanguinaire, avant les années 1990, car jusqu’à cette date, ils n’avaient « terrorisé » et « assassiné » que des Russes, les « grands ennemis » de l’époque pour l’Occident.  Même que certains « chuchotent » que la Base fut construite par les Étasuniens en réponse à l’invasion soviétique de l’Afghanistan de 1979. Il semble que les Étasuniens aient toujours aimé jouer avec le feu, autant que le répandre.

 

Ainsi, l'opération cyclone (1979 à 1987) est une opération militaire géopolitique américaine secrète initiée par le président Jimmy Carter en 1979 et menée par la CIA pour armer les moudjahidines afghans contre l'URSS au cours de la guerre d'Afghanistan (1979-1989). Durant la guerre froide (1947 à 1991) entre les États-Unis et l'Union soviétique, à la suite du coup d’État communiste en Afghanistan de 1978 puis de l'entrée soviétique en Afghanistan en 1979, le président des États-Unis, Jimmy Carter annonce que « l'invasion soviétique de l'Afghanistan est la plus grande menace pour la paix depuis la Seconde Guerre mondiale ». Déjà, l’art des formules choc.  Art porté aux nues dans les mains de la belliqueuse administration Bush, mais encore davantage dans celles du président ‘pacifique’, nobélisé, Barack Obama. Il est impératif de plonger dans les eaux troubles de ces opérations clandestines et de cette époque complexe pour comprendre vraiment, complètement et non partiellement, le phénomène Al-Qaïda. Étudier le soi-disant ‘terrorisme islamiste’ en faisant abstraction de toutes ses relations, passées et probablement présentes, avec les gouvernements occidentaux, c’est comme essayer de comprendre le réchauffement climatique en faisant abstraction du soleil.

 

2.-LE COUP D’ETAT DE LA ‘COMMUNAUTE INTERNATIONALE’ EN LIBYE

 

Le guide libyen Mouammar Kadhafi ne considérait pas que ce qui arrive chez lui – et que l’on brandit comme une guerre civile – ou mieux une révolution. Mais loin d’être une improvisation, comme on en a vu en Tunisie ou ailleurs à travers le monde. C’est ainsi qu’il accusait de nouveau et principalement Al-Qaïda d’être à l’origine de la "crise" libyenne et dénonçait l’ingérence de la communauté internationale. Celle-ci à travers la France avait précipitamment pris le parti des insurgés en exprimant son soutien au Conseil national libyen formé par les insurgés. Or les pays membres de la communauté européenne, on s’en souvient, sont restés divisés quant à l’option d’une intervention militaire étrangère en Libye jugée contre productive par d’autres pays.

 

En effet, ceux que l’occident qualifie alors de « rebelles libyens », ce sont en effet des mercenaires d’Al-qaida recrutés à la va-vite par la CIA pour combattre le Colonel Kadhafi. Ils sont pour la plupart des Egyptiens, des Afghans, des Irakiens, des Saoudiens, des Soudanais, des Pakistanais et tant d’autres, que les medias occidentaux présentent comme des insurgés libyens ou des rebelles, selon les moments. Et donc, lorsque l’armée régulière libyenne se défend contre ceux-ci, on entend ci et la les responsables occidentaux dire et répéter que « He (Kadhafi) is killing his own people » (Il est en train de tuer son propre peuple) pour justifier leurs interventions qui sont en fait une agression contre la Libye par des bombardements sauvages et des destructions méchantes des villes libyennes. Par conséquent, le Colonel Kadhafi se trouvait dans son bon droit légitime d’exercer les pouvoirs régaliens pour défendre son pays contre une invasion étrangère.

 

Et,  en tant que Chef de l’Etat (de facto), il était en train d’exercer ses fonctions régaliennes traditionnelles qui fondaient l'existence même de l'État libyen et qui ne faisaient, en principe, l'objet d'aucune délégation et dont personne ne pouvait les lui dénier.

 

Ces fonctions régaliennes sont au nombre de quatre :

- Assurer la sécurité extérieure par la diplomatie et la défense du territoire ;

- Assurer la sécurité intérieure et le maintien de l'ordre public, avec, notamment, des forces de police ;

- Définir le droit et rendre la justice ;

- Détenir la souveraineté économique et financière en émettant de la monnaie, notamment par le biais d'une banque centrale.

 

Alors on se demande pourquoi, les occidentaux qui se disent détenteurs des valeurs morales civilisatrices de la Chrétienté, de probité morale et intellectuelle, qui savent distinguer LE BIEN du MAL s’en soient réduits alors à se renier et inverser  le sens et la valeur des mots sur lesquels repose leur civilisation ? Eux qui sont venus « civiliser les peuples sauvages de part le monde », comment peuvent-ils susciter et inciter des peuples à faire du mal alors qu’ils ont toujours milite a faire du bien ?

 

Ici, j’ouvre une parenthèse :

Comment peuvent-ils soutenir une rébellion ?

Qui est en fait une infraction commise contre l'autorité publique et consistant en une attaque ou en une résistance avec violence ou voies de fait envers certains fonctionnaires ou officiers publics agissant pour l'exécution des lois, des ordres ou ordonnances de l'autorité publique, des mandats de justice ou pour l'exécution d'une décision de justice (La rébellion est plus sévèrement punie si elle est commise en réunion ou avec arme) …

Comment peuvent-ils soutenir une mutinerie?

Qui est en fait une insurrection, une émeute, une sédition, une révolte, un soulèvement, une insubordination et une désobéissance contre un ordre établi …

Comment peuvent-ils soutenir une insurrection qui est en fait une action de s'insurger, de se soulever contre le pouvoir établi pour le renverser ?

 

Comment  peuvent-ils soutenir ces antivaleurs alors qu’elles sont sévèrement réprimées chez eux ?

1.- Souvenez-vous de la chasse aux communistes aux Etats-Unis et l’exécution en 1953. des epoux Rosenberg pour le simple fait d’avoir été soupconnés d’être des communistes.

2.- Bloody Sunday ? qui s’en souvient encore de ce jour du dimanche 30 janvier 1972 ou l’armée anglaise a massacré des Irlandais du Nord qui réclamaient leurs droits démocratiques d’être independants ?

3. Que dire de la répression des Corses par l’armée et la police francaises ?…

 

En effet, ce qui intéressait l’Occident, c’est la fortune totale libyenne – qui s'élèverait à 120 milliards de dollars (87 milliards d'euros) accumulés sur trente ans, avance Hasni Abidi, directeur du centre d'études et de recherches sur le monde arabe (Cermam) – et le pétrole. C’est pourquoi, l’occident ne veut plus alors lâcher prise, il va continuer à bombarder les positions sensibles de la Libye et même des sites civils pour faire disparaître Kadhafi , ses fils et son entourage immédiat, afin de se jeter voracement sur son argent logé dans des Banques américaines et en Suisse, et faire main basse sur son pétrole.

 

L’ONU avalise le grand hold-up et organise le gel des avoirs libyens :

« Décide que le gel des avoirs imposé aux paragraphes 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011) s’appliquera aux fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques se trouvant sur le territoire des États membres qui sont détenus ou contrôlés, directement ou indirectement, par les autorités libyennes, désignées comme telles par le Comité, ou par des personnes ou entités agissant pour son compte ou sous ses ordres, ou par des entités détenues ou contrôlées par eux et désignées comme telles par le Comité, et décide également que tous les États devront veiller à empêcher leurs nationaux ou toute personne ou entité se trouvant sur leur territoire de mettre des fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques à la disposition des autorités libyennes, désignées comme telles par le Comité, des personnes ou entités agissant pour son compte ou sous ses ordres, ou des entités détenues ou contrôlées par eux et désignées comme telles par le Comité, ou d’en permettre l’utilisation à leur profit et demande au Comité de désigner ces autorités, personnes et entités dans un délai de 30 jours à dater de l’adoption de la présente résolution et ensuite selon qu’il y aura lieu » 

 

III.- LA COMPLICITE DES INSTITUTIONS INTERNATIONALES ET REGIONALES

 

A.- LE CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS-UNIES

 

Après les nombreux événements violents qui ont marqué la deuxième moitié du Vingtième siècle, le génocide arménien, l’holocauste juif et les massacres de la seconde guerre mondiale, la communauté internationale se fixe désormais le but de maintenir une paix durable dans le monde. C’est dans ce contexte que l’ONU est née en 1945 à la conférence de San Francisco. Son but principal est de développer la coopération multilatérale entre les États, mais surtout de conjurer le fléau de la guerre qui gangrènait l’ordre international.

 

Dés lors, pour régler leurs différends, les États peuvent dans un cadre multilatéral parvenir à un accord au lieu de recourir à la violence ou aux conflits armés. En ce sens, pour mener à bien sa mission de maintien de la paix dans le cadre de la sécurité internationale, de résolutions et de prévention de conflits, l’ONU s’est dotée d’institutions spécialisées comme le Conseil de Sécurité. Toutefois, malgré tout ce dispositif, l’idéal d’un monde sans guerre reste toujours un mirage. Le conseil de sécurité, dont la structure est toujours contestée et contestable, semble enfreindre à ses propres normes procédurales. Il déclenche ou ordonne une guerre à tout va pour des intérêts supposées ou réels de certains de ses membres qui le composent tout en faisant fi de la diplomatie préventive, pourtant préalable à toutes formes de recours à la force.

 

Le vote de la résolution 1973 adoptée par le Conseil de Sécurité le 17 mars 2011 illustre bien la complicité de l’ONU dans le coup d’état ourdi par l’occident contre le Colonel Kadhafi.

 

1.-L’EXPLICATION DU VOTE DE LA RESOLUTION 1973. RAPPEL HISTORIQUE

 

Depuis la création de l'ONU, la majorité des veto au Conseil de sécurité ont été exercés par l'Union soviétique. Depuis la chute du Mur de Berlin, les États-Unis ont été ceux qui ont le plus fréquemment utilisé ce droit de veto. En effet, entre 1946 et 2006, on constate une inversion entre les États-Unis et l'Union soviétique (puis la Russie) puisque, dans les trois premières décennies, les premiers ont utilisé ce moyen seulement 12 fois (dont aucune fois dans les deux premières), contre 113 fois pour les seconds, alors que dans les trois dernières décennies les premiers en usèrent 70 fois, contre 10 fois pour les seconds (dont deux dans la dernière décennie).

 

En 15 ans (entre 1989 et 2004), 19 veto ont été mis dont :

États-Unis : 13 fois (11 fois par rapport à Israël, 1 fois par rapport à la Bosnie-Herzégovine, 1 fois par rapport au Panamá)

Union soviétique puis Russie : 3 fois (2 fois par rapport à Chypre, 1 fois par rapport à la Bosnie-Herzégovine)

Fin février 2007, le veto a été utilisé 261 fois avec, par ordre d'importance :

123 fois par l'Union soviétique/Russie;

82 fois par les États-Unis;

32 fois par le Royaume-Uni;

18 fois par la France;

6 fois par la Chine.

 

Fin février 2007, le veto avait été utilisé 261 fois avec, par ordre chronologique :

1945-1955 : 83 fois;

1956-1965 : 31 fois;

1966-1975 : 33 fois;

1976-1985 : 60 fois;

1986-1995 : 37 fois;

1996-2005 : 13 fois;

2006-2007 : 4 fois.

Parmi ces veto, un bon nombre (59) furent des refus d'admission de nouveaux membres, principalement par l'Union soviétique et surtout dans les deux premières décennies (membres généralement admis ultérieurement).

 

2.–LES ABSTENTIONS DE LA RUSSIE, DE LA CHINE ET DE L’ALLEMAGNE

 

La Russie et la Chine se sont abstenues, mais n’ont pas exercé leur veto : il ne faut pas croire qu’elles manifestent là un abandon de leur doctrine de la souveraineté : juste que Kadhafi ne dispose réellement d’aucun soutien, et que ni Moscou ni Pékin ne voient l’intérêt de se commettre auprès de quelqu’un d’aussi imprévisible. Cela peut aussi indiquer qu’ils disposent de renseignement démontrant la fragilité, malgré tout, du régime Libyen.

 

En effet, pour la Russie, le fait d’appartenir au G8 lui offre une place privilégiée d’être enfin « considérée » comme un Etat « fréquentable » au sein de la Grande Europe et surtout le fait qu’elle entretient de très juteuses relations commerciales avec l’Union Européenne à qui elle fournit le gaz.

 

Quant a la Chine, devenue  le premier créditeur de l'état américain, devant le Japon, et qui s’impose comme la 2eme puissance économique mondiale, elle ne voulait pas offusquer les Etats-Unis avec lesquels elle entretient de très bonnes relations commerciales et financières.

Les deux pays se sont abstenus tout en sachant que même s’ils auraient oppose leurs veto, les Etats-Unis avec leurs allies européens auraient trouve toujours un moyen de se passer du Conseil de sécurité et d’agir comme ils l’ont planifié.

 

L’Allemagne, donc, n’en est pas et s’est abstenue. Cela ne surprendra pas vraiment et montre que sa direction en Europe ne peut être qu’économique et que si elle est devenue, un peu malgré elle, exportatrice de sécurité, Angela Merchkel se refuse toujours à une politique de puissance « classique ». Ca c’est l’explication officielle. Mais en fait, après une cuisante défaite historique à Stuttgart, ou son parti, la CDU, était à la tête du Land depuis 1953, politiquement affaiblie, elle n’avait plus l’autorité morale d’engager l’Allemagne dans une telle aventure. Elle voulait aussi marquer son autonomie d’action vis-à-vis de l’ennuyeux et ombrageux Nicolas Sarkozy.

 

Des critiques qui font écho aux réserves de la Chine, qui s'était abstenue lors du vote au Conseil de sécurité des Nations unies. "La Chine a observé les derniers développements en Libye et exprime ses regrets à propos des attaques militaires", a déclaré Pékin. La Chine souhaite éviter "une escalade du conflit militaire conduisant à de nouvelles pertes de vies civiles", a ajouté un porte-parole du gouvernement. "Il est inadmissible d'utiliser le mandat du Conseil de sécurité […], afin de mener à bien des objectifs qui vont clairement au-delà de ses dispositions, prévoyant uniquement des mesures pour protéger la population civile."

 

La Russie, qui s'était également abstenue lors du vote de la résolution, avait appelé ensuite la coalition internationale à cesser de recourir à la force de manière "non sélective" et de faire ainsi des victimes civiles en Libye. Un communiqué de la diplomatie russe estimait que les frappes aériennes sont "des attaques qui ont aussi été lancées sur des objectifs à caractère non militaire". Un centre médical, spécialisé en cardiologie, a également été en partie détruit et des routes et des ponts ont été endommagés par les frappes, selon Moscou.

 

3.- LA FAIBLESSE DE LA LIGUE ARABE

 

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, s'était déjà prononcé le samedi 12 mars 2011, pour l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne dans le ciel libyen, lors de la réunion extraordinaire de la Ligue arabe sur la Libye. Onze ministres des Affaires étrangères avaient participé à la réunion. Amr Moussa avait déjà reçu le soutien des six pays du Conseil de la coopération du Golfe. L'intervention des armées américaine, britannique et française avait cependant suscité de vives critiques de la Ligue arabe. Et de s’exclamer : "ce qui se passe en Libye diffère de l'objectif d'imposition d'une zone d'exclusion aérienne, et ce que nous voulons est la protection des civils et non le bombardement de davantage de civils".

 

Quelle hypocrisie ? Il a été d’accord avec les Américains parce que ces derniers, ou du moins la CIA lui avait promis son soutien pour les prochaines élections présidentielles en Egypte et ce soutien avait un prix…Livrer la Libye et Kadhafi. Ensuite il a versé des larmes de crocodile, mais il oubliait qu’un principe de droit stipule que : « Nemo auditur turpitudinem allegans » expression latine désignant la règle selon laquelle « Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Par conséquent, les forces de « la coalition » internationale avait reçu le blanc-seing de la ligue arabe qui leur donnait ce droit d’agresser la Libye et d’évincer Kadhafi du pouvoir afin de placer a sa place des marionnettes a leur dévotion.

 

Les Etats-Unis ont alors répondu indirectement à la Ligue arabe. "La résolution approuvée par les Arabes et le Conseil de sécurité des Nations unies inclut 'toutes les mesures nécessaires' pour protéger les civils, ce qui, nous l'avons bien dit, inclut une zone d'exclusion aérienne tout en allant au-delà", a déclaré un porte-parole de Barack Obama à l'agence Reuters. Encore, et toujours des mensonges.

 

4.- LA COUARDISE DE L’UNION AFRICAINE

 

Une fois de plus, l'Union africaine a été humiliée sur sa propre terre, par les soi-disant puissances démocratiques qui  ne pensent qu'à réaliser leurs desseins machiavélique. En utilisant la force d'une manière aveugle et en refusant la possibilité à l'Union Africaine d'aller négocier avec Kadhafi a Tripoli, la coalition ne se différençiait pas par sa méthode des dictateurs.

 

Cette opération était non salvatrice mais destructrice, et les pays voisins ont rapidement du commencer à s'inquiéter des conséquences. L’Union africaine, méprisée à cause de son inactivisme par les démocraties barbares d’occident, est restée isolée.

 

Elle est incapable de gérer l’agression du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi en République Démocratique du Congo, ou plus de 8.000.000 d’innocents Congolais ont trouvé la mort.

Comment la soi-disant communauté international n’a pas jusqu’ici levé son doigt pour traîner Kagamé et Museveni devant la Cour Pénal Internationale pour des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et pour crimes de génocides qu’ils commettent tous les jours a l’Est du Congo ? Comment cette coalition internationale n’avait pas élevé sa voix lorsque deux armées étrangères, celle de l’Ouganda et celle du Rwanda se sont battues 2 fois dans la ville de Kisangani en 1999 et en 2000 ?

 

Les medias de la Coalition internationale ont voulu nous faire croire qu’une femme libyenne avait été violée en plein Tripoli : ce qui était un montage évidemment. Mais la question que se posent tous les africains est de savoir quand est-ce que cette soi-disant Union Africaine va se décider de suspendre le Rwanda et l’Ouganda de ses travaux pour les crimes qu’ils commettent tous les jours sur les femmes congolaises et dont les images font le tour du monde sans qu’aucun ne s’émeut ? Pour moi, l’Union Africaine est une coquille vide.

 

La meilleure conclusion sur cette union de façade vient d’une femme africaine Calixte Beyala lorsqu’elle s’était écriée après le bombardement sauvage de cette coalition diabolique sur la Libye en se demandant : « Où sont donc passés les dirigeants africains en ce moment où ils doivent exprimer leur indignation ??? En ce moment où le sol africain est frappé par cette agression dont la finalité apparente est la destruction des infrastructures du peuple libyen au regard des moyens disproportionnés utilisés! L'Union africaine démontre qu'elle est, en fait, un conglomérat bureaucratique qui réunit chaque année des représentants des intérêts divergents qui ne sont pas ceux des peuples africains, pour prononcer des discours filandreux! Tous ces dirigeants caporalisés ne servent que de décor lors des réunions internationales! Ils n'existent pas ! L'Afrique n'existe pas ! Plus de 6 millions de congolais étaient massacrés et privés délibérément de justice! Les commanditaires, dont  le britannique Tony Blair, l'américain Bill Clinton, les exécutants le dictateur ruandais Paul Kagamé et le dictateur ougandais Yoweri Museveni sont intouchables! A l'allure où va le monde, le peuple congolais s'emploiera à rendre justice à tous ses morts oubliés massacrés injustement sous l'égide d'une coalition perverse qui ressemble à s'y méprendre à cette ''coalition''  qui détruit injustement les biens du peuple libyen » .

 

CONCLUSION

 

Ce que nous devons savoir est que la CIA avait conjuré la mort de Kadhafi, de ses fils et de ses proches. Celle-ci était programmée. C’est pourquoi, elle a verrouillé toutes les frontières ; terrestres, aériennes et maritimes afin de ne  lui laisser aucune chance de s’enfuir. En premier, elle va chercher a éliminer d’abord ses fils pour qu’il n’y ait plus personne pour le venger ; c’est une élimination de type mafieu dont elle use en pareille circonstance. Le but recherché c’est de s’accaparer la fortune de la Jamahiriya, qui sera partagée entre ceux qui ont monté ce coup d’état et les marionnettes qu’elle placera au pouvoir après ce forfait. Ensuite c’est le pétrole. Plusieurs compagnies anglo-saxonnes dont BP et Exxon ont toujours lorgné en direction des puits de pétrole libyen.

 

Le Dr Louis Farrakhan dans une interview diffusée sur vidéo You tube le 27 mars 2011 se posait des questions sur les réalisations du Colonel Kadhafi : « Est-ce que Kadhafi utilise les revenus du pétrole pour le bien du peuple libyen ? La réponse est oui ! » .

 

Luc MICHEL, pilier du soutien à la Jamahiriya, lui précisait ce qui suit : « C’est cet homme et la Révolution qu’il guide que nous soutenons indéfectiblement, dans les bons et les mauvais jours. Parce que Kadhafi est avec le Che la figure de proue du révolutionnaire engagé dans le combat anti-impérialiste comme l’a souligné notamment Nelson Mandela. Parce que son combat pour la dignité et la Causes des Peuples est le nôtre » (Editorial de Luc Michel à l’occasion du 35 e Anniversaire de la Révolution de Moammar Kadhafi : « Pourquoi nous soutenons la Révolution libyenne », in Revue ‘Démocratie Directe’ n°11, 2e série, pp 3-4, mars 2005).

 

C’est pour quoi les loups impérialistes ne l’entendaient pas de cette oreille, ils voulaient pendre Kadhafi comme Saddam Hussein et ses fils, car comme l’a si bien dit Jean de la Fontaine dans la fameuse fable : « Les animaux malades de la peste » : « Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue. Qu'il fallait dévouer ce maudit animal Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal. Sa peccadille fut jugée un cas pendable. Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable Rien que la mort n'était capable D'expier son forfait : on le lui fit bien voir. Selon que vous serez puissant ou misérable. Les jugements de la cour vous rendront blanc ou noir. »

 

Robert MBELO (*)

 

Photos : R. Mbelo au Congrès de Fondation du MEDD-MCR (Mouvement Européen pour la Démocratie Directe), en Wallonie, en juillet 2004.

Photo de groupe : (de g. à droite) Djim Ley-Ngardinal (ACTUS, Tchad, secrétaire-général des Comités ALAC en 2011), Luc MICHEL (président-fondateur du MEDD-MCR et des Comités ELAC en 2011), Robert Mbelo.

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(*) Ancien Diplomate de la RDC au Caire en Egypte. Spécialiste des Questions approfondies de Relations Internationales et africaines.

 

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# ELAC & ALAC WEBSITE / URGENT ! FAUSSES INFOS SUR LA LIBYE / FALSE INFORMATION ON LIBYA …

 

ELAC & ALAC Committees /

Avec PCN-SPO – ELAC Website / 2014 01 20 /

http://www.elac-committees.org/

https://www.facebook.com/elac.committees

 

L'info sur une « insurrection » diffusée un peu partout est fausse (hélas).

Diffusée sans sources par un site russe …

 

Il y a eu des combats à Sebha (fief kadhafiste de toujours) entre la RÉSISTANCE VERTE et les milices du gouvernement fantoche de Tripoli.

L'aviation de l’armée coloniale "libyenne" (avec pilotes mercenaires de l'OTAN) a bombardé sur divers cibles à Sebha.

Une prison a été libérée. Des drapeaux verts hissés.

Mais rien de plus.

 

Diffuser de fausses infos déconsidère la RESISTANCE VERTE et son combat et ridiculise les réseaux pro-Kadhafi.

 

URGENT!

FALSE INFORMATION ON LIBYA …

 

The info on an "insurrection" broadcast everywhere is false (unfortunately).

Broadcast without sources by a Russian site …

 

There was fighting in Sabha (Gaddafi stronghold of always) between the  GREEN RESISTANCE and the militias of the puppet government of Tripoli.

The aviation of the colonial "Libyan" army (with mercenary pilots of NATO) bombed various targets in Sabha.

A prison has been liberated. Green flags hoisted.

But nothing more.

 

Spreading false information discredits the GREEN RESISTANCE and its fight and ridicules the pro-Gaddafi networks.

 

ELAC & ALAC Transnational Leadership /

 

The Jamahiriyan Resistance Network

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ELAC & ALAC Website / TRIPOLIGATE : FR3 RELANCE LE DOSSIER ET EVOQUE ‘LA VOIX ACCUSATRICE DE KADHAFI !

Luc Michel pour ELAC & ALAC Website /

avec AFP – Libération – PCN-SPO / 2014 01 28 /

http://www.elac-committees.org/

https://www.facebook.com/elac.committees

http://www.scoop.it/t/pcn-spo

 

« Mon cher ami Sarkozy a un désordre mental… C'est moi qui l'ai fait arriver au pouvoir. Nous lui avons donné le financement nécessaire pour qu'il puisse gagner l'élection [...], Il est venu me voir, dans cette tente. Il nous a demandé un montant, on lui a donné le montant »

- Moammar Kadhafi.

 

Voilà le « Tripoligate » – que j’ai été le premier à dénommer comme cela pour faire le lien avec le « Karachigate » et le « Qatarigate », les trois dossiers parallèles – relancé !

Le magazine de la TV française FR3 «Pièces à conviction» s'apprête à diffuser un enregistrement audio de 2011, dans lequel le dirigeant libyen assure : « C'est nous qui avons fourni les fonds » à l'ancien président.

 

Intitulé « Kadhafi-Sarkozy : liaisons dangereuses » et basé sur une enquête du journaliste Pascal Henry, le reportage évoque les « liens politiques entre la France et la Libye de 2003 jusqu’au déclenchement de la guerre, le 19 mars 2011 ». Où la France bombarde l’armée libyenne. 2003 c’est le début de la « coexistence pacifique » entre la Jamahiriya et les Occidentaux. Et singulièrement le rapprochement de Tripoli avec Paris.

 

LES CASSEROLES DE SARKOZY

 

Impliqué dans le « Karachigate » (des rétrocommissions au Pakistan et à Taiwan) et le « Tripoligate » (le financement des campagnes de Sarkozy en 200-2007 par Kadhafi) – expression que j’ai été le premier à créer et à utiliser dès mars 2011 -, Sarkozy apparaît aussi dans un troisième dossier : le « Qatarigate », lié à la conquête financière de la France par la pétrodictature qatarie.

 

On se souvient des déclarations de SaIf Al-Islam Kadhafi en Mars 2011 dénonçant l’argent sale de Sarkozy venant de Libye. J’évoquais alors un futur « Tripoligate », s’inscrivant dans le dossier du fameux « Karachigate » … Nous y sommes arrivé rapidement. Et Tripoli apparaît précisément dans les procédures judiciaires concernant le premier de ces dossiers, ce « Karachigate » qui implique Balladur, ex premier ministre, et évidemment Sarkozy !

 

‘LIBE’ TITRE « FINANCEMENT DE LA CAMPAGNE DE SARKOZY : LA VOIX ACCUSATRICE DE KADHAFI » …

 

France 3 diffuse demain mercredi soir 29 janvier 2014 dans son magazine « Pièces à conviction » un enregistrement audio d’une interview, en mars 2011, de Mouammar Kadhafi qui évoque un financement politique occulte de la campagne de Nicolas Sarkozy.

 

A la question de savoir s’il se sent trahi, Kadhafi, qui avait été reçu en grande pompe à Paris en décembre 2007, répond par l’affirmative. Puis, selon une traduction réalisée par l’AFP, il poursuit : « Sarkozy a une déficience mentale… c’est grâce à moi qu’il est arrivé à la présidence », « C’est nous qui lui avons fourni les fonds qui lui ont permis de gagner », « Il est venu me voir alors qu’il était ministre de l’intérieur. Il m’a demandé un soutien financier.»

 

Pourquoi aurait-il financé Sarkozy ?

Fort logiquement, « Pour nous, en tant que Libyens, si le président de la République française gagne les élections grâce à nos fonds, c’est vraiment un gain », répond Kadhafi qui ne donne pas de montant ni de détail sur les modalités de versement.

 

Le juge Serge Tournaire enquête sur ces accusations de financement de la campagne présidentielle de 2007, allégations que Nicolas Sarkozy réfute.

 

Elles avaient été formulées par Saïf al-Islam, le fils aîné du Colonel, dans un entretien à Euronews, le 16 mars 2011 : « Il faut que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale.» Peu auparavant, l’agence officielle JANA avait promis de rendre public « un grave secret » sur la campagne de Nicolas Sarkozy.

 

Plusieurs dignitaires ont évoqué un tel financement : l’ancien Premier ministre Baghdadi al Mahmoudi, lors d’une audience d’extradition à Tunis, ou encore l’interprète de Kadhafi, Moftah Missouri. Rencontrée la semaine dernière à Paris, Anoud al-Senoussi, fille de l’ancien chef des renseignements Abdallah al-Senoussi, a affirmé à l’AFP que son père, actuellement détenu en Libye, avait « disposé de preuves de ce financement ».

 

L’ORIGINE DE CET ENTRETIEN.

POURQUOI IL SORT MAINTENANT ?

 

Le guide libyen avait accordé à l’époque pour le Figaro, l’entretien, que la journaliste Delphine Minoui avait ultérieurement retranscrit dans son ouvrage Tripoliwood – un livre violemment anti-Kadhafi plein de rumeurs et de médiamensonges sur la Jamahiriya (Grasset, 2011) -, et qui s'est déroulé le 16 mars 2011 (quatre jours seulement avant l'intervention militaire occidentale de mars 2011).

 

Les forces de Kadhafi avaient alors repris l’avantage militaire un mois après le début de l’insurrection transformée en guerre d’agression par l’OTAN et ses supplétifs du CNT. Paris avait officiellement reconnu quelques jours plus tôt l’opposition fantoche pro-occidentale.

 

La publication de cet interview de Kadhafi n’est évidemment pas neutre. Et l’émission de France 3 bénéficie d’une vaste couverture médiatique. Au moment où Sarkozy laisse entrevoir son retour en politique pour la prochaine présidentielle et sera un adversaire coriace pour le régime social-démocrate de Hollande en pleine tourmente et impopulaire, la relance du ‘Tripoligate’ tombe à pic. Et aussi bien Hollande que le ministre de l’intérieur Valls, candidats potentiels, ont tout intérêt à cette relance.

 

Luc MICHEL

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# Sur ces dossiers sales de Sarkozy, lire :

 

Luc MICHEL, PCN-SPO / APRES LE « KARACHIGATE » ET LE « TRIPOLIGATE » : VOICI LE « QATARIGATE » DE SARKOZY !???

http://www.elac-committees.org/2012/05/22/pcn-spo-apres-le-%c2%ab-karachigate-%c2%bb-et-le-%c2%ab-tripoligate-%c2%bb-voici-le-%c2%ab-qatarigate-%c2%bb-de-sarkozy/

 

LUC MICHEL, FOCUS / TRIPOLIGATE : NOUVEAU TEMOIGNAGE D’UN PROCHE DE KADHAFI SUR LE FINANCEMENT DES CAMPAGNES DE SARKOZY PAR LA JAMAHIRIYA

http://www.elac-committees.org/2013/07/31/luc-michel-focus-tripoligate-nouveau-temoignage-dun-proche-de-kadhafi-sur-le-financement-des-campagnes-de-sarkozy-par-la-jamahiriya-2/

 

PCN-SPO, L’ARGENT SALE DE LA SARKOZYE : VOILA TRIPOLI QUI APPARAIT DANS LE « KARACHIGATE » !

http://www.elac-committees.org/2011/10/05/pcn-spo-l%e2%80%99argent-sale-de-la-sarkozye-voila-tripoli-qui-apparait-dans-le-%c2%ab-karachigate-%c2%bb/

 

et Luc MICHEL, PCN-SPO / GEOPOLITIQUE / QATARIGATE : LA GANGRENE QUI RONGE LA FRANCE !

http://www.elac-committees.org/2013/02/01/pcn-spo-geopolitique-qatarigate-la-gangrene-qui-ronge-la-france/

 

 

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