TENEZ BON COLONEL ! L’OTAN A VENDU LA PEAU DU LION LIBYEN AVANT MEME DE L’AVOIR AFFRONTE …

 
Par Luc MICHEL
ELAC / Euro-Libyan Action Committees
 
Le temps joue contre l’OTAN !
Seule une victoire de Kadhafi sera une défaite pour l’OTAN !
Pas de défaitisme, pas de pacifisme capitulard : avec Kadhafi jusqu’à la victoire !!!
 
« Alors que l’Otan poursuit ses frappes aériennes contre les forces pro-Kadhafi, les interrogations fusent sur la capacité de l’Alliance atlantique à disposer de moyens militaires suffisants pour mener à bien sa mission si l’opération doit se prolonger trop longtemps », commentait l’AFP ce 14 juin 2011.
 
Ceci confirme mes analyses, développées à Tripoli dès le 17 avril : le temps joue pour Kadhafi, les pays endettés de l’OTAN, et singulièrement les économies en crise des USA, de la France et de la Grande-Bretagne, n’ont pas les moyens de la guerre qu’ils mènent contre la Libye. Et encore moins les moyens d’une guerre longue et chaque jour davantage coûteuse !
Huit des 28 pays de l’OTAN — Belgique, Canada, Danemark, Etats-Unis, France, Italie, Norvège et Royaume-Uni — participent aux frappes aériennes en Libye. La moitié des Etats membres de l’Alliance atlantique n’apportent aucune contribution. D’autres participent de manière limitée, comme l’Espagne ou les Pays-Bas, qui font seulement respecter la zone d’exclusion aérienne. Partout l’argent manque et il oblige à des choix – soigneusement dissimulés aux peuples européens – au détriment de la lutte contre la crise ou pour préserver les acquis sociaux.
 

 

 

Dans un récent éditorial consacré à « la guerre a crédit de l’OTAN » (1), j’écrivais ceci : « Le temps tourne pour KADHAFI dans le bras de fer mortel qui l’oppose à OBAMA et à l’OTAN (…) le coût démesuré de la guerre en Libye joue aussi pour KADHAFI. Car les finances des pays de l’OTAN ne leur permettent pas une longue guerre et encore moins ces frappes terroristes. La France, comme la Belgique, ou les USA font en effet la guerre à crédit, en s’endettant. Et, ayant fait la stupidité de croire les islamo-monarchistes de Benghazi, « Libyens » vivant dans les capitales occidentales et coupés depuis des décennies de la réalité jamahiriyenne, ou les rodomontades du mythomane Bernard-Henry LEVY - c’est la presse US qui qualifie ainsi BHL -, les occidentaux avaient tablé sur un « effondrement rapide » de KADHAFI. Ce fut une erreur monumentale … »

 

 
Aujourd’hui ce sont les dirigeants de l’OTAN qui confirment mes analyses :
Devant le risque d’un conflit prolongé, le commandant suprême allié pour la transformation de l’Otan, le général « français » – les mercenaires de l’OTAN ont perdu leur honneur entre Kaboul et Tripoli - Stéphane Abrial, a jugé que "si les opérations durent plus longtemps, la question des ressources deviendra critique". On notera que cette déclaration a été faite à Belgrade, lors d’une conférence de l’OTAN consacrée aux partenariats de l’Alliance atlantique, symbole choisi soigneusement pour mettre en parallèle la défaite de la Yougoslavie et la destruction de la Libye, où l’OTAN a mené une sale guerre de raids terroristes en 1999. Les Serbes apprécieront …
Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates avait déjà jeté un pavé dans la mare en mettant « en garde la semaine dernière les alliés sur leur manque d’investissements militaires et de volonté politique », qui pourrait « compromettre l’efficacité de la mission en Libye ». Dans ce que l’AFP appelle « un discours-testament», ce qui explique que Gates dit la vérité sur la faillite financière de l’OTAN. Et exactement l’inverse des mensonges de la direction de l’OTAN. « Onze semaines seulement après le début de l’opération, certains alliés commencent à manquer de munitions et exigent, une fois de plus, que les Etats-Unis compensent la différence », avait-il déploré.
 
Or les finances américaines sont aussi dans un état de faillite. Et Obama s’est vu refuser l’appui du Congrès et du Sénat US.
La Chambre des représentants américaine a adopté, ce lundi 13 juin au soir, un texte visant à « interdire l’utilisation de fonds pour les opérations militaires américaines en Libye ». Cet amendement à un vaste projet de loi de financement des installations militaires a été approuvé par 248 voix contre 163, c’est dire l’isolement du régime Obama-Clinton dans le dossier libyen.
Dernièrement, nombre d’élus du Congrès ont exprimé leur mécontentement face à la décision de Barack Obama de se passer du feu vert des parlementaires pour déclencher les opérations en mars et pour les poursuivre après le délai légal de soixante jours sans autorisation du Congrès. Ils invoquent la "loi sur les pouvoirs de guerre" conçue pour limiter la compétence présidentielle concernant le déclenchement des guerres (2).
 
Londres a dit qu’il « pourrait être amené à prendre des décisions importantes sur une réorientation de ses priorités militaires si l’intervention de l’Otan dans ce pays se prolonge ». « Cette campagne aurait été en partie moins onéreuse et beaucoup plus réactive (sic) si la Grande-Bretagne disposait toujours d’un porte-avions opérationnel » a estimé pour sa part l’amiral Stanhope, chef de la Royal Navy. Dans le cadre du plan de réduction du budget du ministère de la défense, le seul porte-avions entièrement opérationnel, le HMS Ark Royal avec ses avions de combat Harrier, est rentré définitivement à sa base en décembre 2010. « Laissant la Grande-Bretagne sans bâtiment capable de faire décoller des chasseurs pour les dix années à venir », précise encore l’AFP. Avec une Armée en faillite (3), la française n’étant guère en meilleur état, les Britanniques font une guerre au dessus de leurs moyens.
 
Kadhafi est le cœur de la Résistance libyenne. Et le verrou qui interdit à l’impérialisme américano-sioniste et au néocolonialisme de s’emparer de la Libye.
Je suis souvent agacé par ceux qui avancent des propositions pacifistes ou autre billevesées sur « les Libyens qui doivent s’asseoir ensemble autour d’une table » et qui oublient les atrocités et les crimes de guerre – biens réels ceux-là et que la CPI, pseudo « tribunal » fantoche de l’Occident ne veut pas voir – des « rats » islamo-monarchistes de Benghazi.
Souvent derrière on retrouve les dérives défaitistes intéressées de gauchistes ou trotskistes intoxiqués par la propagande des islamistes de Téhéran, ou directement des agents stipendiés de l’Iran (4).
Seule une victoire de Kadhafi sera une défaite pour l’OTAN ! Pas de défaitisme, pas de pacifisme capitulard : avec Kadhafi jusqu’à la victoire …
Tenez bon Colonel !
 
Luc MICHEL
(14 juin 2011)
 
 
(2) En 1973, à la fin de l’engagement direct des Américains au Vietnam, le Congrès a en effet voté le War Powers Resolution pour obliger le président à solliciter son accord avant de déclarer la guerre. Les hôtes successifs de la Maison Blanche ont tous considéré par la suite cette loi comme nulle et non avenue au regard de la Constitution, qui, selon eux, autorise le "commandant en chef" à prendre toute mesure nécessaire à la sécurité de l’Union.
Voici ce que stipule le War Powers Act : L’Article II section 2 clause 1 de la Constitution des États-Unis prévoit que si le président du pays est le chef des armées, c’est au Congrès que revient "le pouvoir de déclarer la guerre". Ce pouvoir n’a pratiquement jamais été utilisé car représentants et sénateurs ont été le plus souvent mis devant le fait accompli : ainsi, depuis le deuxième conflit mondial, les Etats-Unis n’ont pas officiellement "déclaré" la guerre, même lors des conflits en Corée ou au Vietnam.
Profitant de l’affaiblissement de la présidence Nixon au début des années 1970 et surtout des premiers revers – le scandale du Watergate – pour un chef d’Etat jusque-là si puissant , le Congrès a tenté de réaffirmer son autorité en faisant adopter en 1973 le War Powers Act ou War Powers Resolution. Ce texte précise que le président est "autorisé à intervenir militairement" en cas "d’hostilités déclarées" et limite les interventions "non autorisées" à "soixante jours".
 
(3) Selon l’amiral Sandy Woodward, la Grande-Bretagne, de nos jours, ne pourrait rien défendre de plus que la Manche, en raison de l’absence d’un porte-avions et de l’affaiblissement du soutien américain pour la souveraineté britannique. "Il y a vingt-neuf ans aujourd’hui, nous reconquérions les Falklands [ou Malouines] pour la Grande-Bretagne à l’issue d’une des plus remarquables campagnes depuis la seconde guerre mondiale", écrit l’amiral Woodward dans le Daily Mail. "La vérité simple est que sans porte-avions et sans les Américains nous n’aurions plus le moindre espoir de faire la même chose aujourd’hui", affirme-t-il. En 1982, au terme d’une guerre meurtrière , la marine britannique avait reconquis l’archipel, envahi par l’armée argentine. (source : AFP)
 
(4) La propagande iranienne est contre l’OTAN, officiellement, mais aussi et surtout contre Kadhafi. Téhéran critique l’OTAN, mais avec un double langage pernicieux, attaque Kadhafi et soutient directement les islamistes de Benghazi. Des unités du Hezbollah, sous contrôle iranien, combattent les forces de Kadhafi à Benghazi (comme le soulignait Aïcha Kadhafi il y a quelques semaines).
 

  

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