# ELAC et ALAC / CPI VERSUS CNT : FARCE JUDICIAIRE ET CHANTAGE ENTRE AUXILLIAIRES DE L’OTAN AU MILIEU DU CHAOS LIBYEN !

 

Les domestiques judiciaires de l’OTAN – la pseudo CPI – arrêtés et emprisonnés 
par les milices islamistes auxiliaires de l’OTAN !
Par Luc MICHEL (avec AFP – Reuters – PCN-SPO – Le Temps) /
Pour ELAC / Euro-Libyan Action Committees
et ALAC / Afro-Libyan Action Committees
 
Si le prix de la farce sanglante qu’est devenue la Libye post-Kadhafi ne se payait pas avec le sang et les larmes du peuple libyen, il y aurait de quoi sourire.
Voilà les domestiques judiciaires de l’OTAN – CPI, TPI et cie – arrêtés par les auxiliaires militaires de l’OTAN en Libye, ces gangs islamistes armés, financés et installés au pouvoir par les généraux français, britanniques et américains et leur banquier qatari. Quant nous disons « domestiques » pour la CPI c’est pour rester poli et par respect pour les juges et les avocats qui font leur métier honnêtement. Loin de La Haye !
 
La Libye est en voie de somalisation, une zone de non-droit, sans état, où ne règnent que la loi des armes et les appétits vénaux de criminels sans foi ni loi. Sans foi parce que les djihadistes, ceux de Benghazi comme ceux de Bruxelles ou Londres, ne sont le plus souvent que des trafiquants d’armes ou de drogue.
 
LIBYE: QUATRE MEMBRES DU PERSONNEL DE LA CPI ARRETES 
 
Quatre membres du personnel de la Cour pénale internationale (CPI), dont un conseil – en fait un avocat payé par la CPI comme avocat d’un inculpé, car tel est la comédie judiciaire de La Haye – de Seif al-Islam, le fils ainé de Kadhafi, sont détenus depuis ce jeudi en Libye où ils s'étaient rendus pour rencontrer le fils de Mouammar Kadhafi, a annoncé ce samedi la CPI, qui a « exigé leur libération immédiate ».
"Quatre membres du personnel de la Cour pénale internationale (CPI) sont détenus en Libye depuis le jeudi 7 juin", a indiqué dans un communiqué la CPI qui siège à La Haye.
Le représentant à la CPI de la Libye, Ahmed al-Jehani, avait annoncé plus tôt samedi à Tripoli que l'avocate australienne Melinda Taylor, un des conseils de Seif al-Islam, avait été arrêtée pour avoir tenté de lui remettre des documents "qui représentent un danger pour la sécurité de la Libye".
 
« La délégation de la CPI, qui outre l'avocate australienne compte des membres du greffe qui devaient notamment discuter avec le suspect de l'option de désigner un avocat de son propre choix, s'était rendue en Libye mercredi », a ajouté la CPI.
Le président de la CPI, le juge Sang-Hyun Song, a exigé "la libération immédiate de tous les membres du personnel détenus". "Nous sommes très préoccupés par la question de la sûreté de notre personnel, en l'absence de tout contact avec eux", a-t-il déclaré, cité dans le communiqué.
 
Le commandant de la « brigade de Zenten », Ajmi al-Atiri, avait affirmé samedi dans la journée qu'une "infraction à la sécurité" avait eu lieu pendant la visite et que l'avocate était détenue pour les besoins de l'enquête (sic). Selon M. Atiri, « il y a eu à l'occasion de la visite un échange de documents non déclarés, parmi lesquels une lettre de Mohamed Ismaïl, ex-bras droit de Seif al-Islam et actuellement en fuite, une feuille blanche portant la signature du fils Kadhafi et une lettre non signée adressée à la CPI » dans laquelle il assurerait qu'il n'y a pas "pas de gouvernement ni de loi en Libye" et qu'il est "maltraité".
Selon M. Jehani, Mme Taylor est détenue à Zenten "dans un lieu de résidence et non dans une prison" et est entendue par les autorités.
 
SEIF AL-ISLAM KADHAFI : UN DETENU QUI GARANTIT UN CHANTAGE !
 
Seif al-Islam est détenu à Zenten, à 170 km au sud-ouest de Tripoli, depuis son arrestation en novembre 2011 par une brigade d'anciens combattants rebelles originaires de cette localité. Précisons – car de fausses nouvelles circulent sur le net – qu’il n’est d’aucune manière lié à la Résistance armée ou politique libyenne et qu’il n’en est encore moins le chef ou le « guide » … Seif al-Islam, 39 ans, est visé par un mandat d'arrêt de la CPI pour « crimes contre l'humanité » commis pendant la répression du coup d’état islamo-monarchiste du 15 février 2011 organisé et financé par les USA, la France et l’OTAN, et qui a été transformée en conflit armé par l’OTAN lorsque Kadhafi ne s’est pas effondré. La junte fantoche de Benghazi qui usurpe le pouvoir en Libye au nom de l’OTAN et la CPI se disputent le droit de le juger.
 
Seif est en fait l’objet d’un chantage entre le commandant de la « brigade de Zenten », un gang islamiste armé, et le CNT. Qui a permis à ce gang d’obtenir des positions de force dans l’Armée fantoche organisée par le CNT, et surtout d’accéder à son juteux financement par le Qatar, l’OTAN et les fonds spéciaux français (l’argent dont dispose secrètement et sans contrôle l’Elysée et le premier ministre).
 
Il est actuellement, selon la procédure anglo-saxonne, représenté par le chef du Bureau du conseil public pour la défense (OPCD), Xavier-Jean Keïta, désigné et payé par la Cour, assisté par Mme Taylor, co-conseil. On comprend tout de suite quelle indépendance ont ces juristes ! Contacté par l'AFP, Me Keïta n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat.
 
CHANTAGE DANS LE CHANTAGE : LE CNT ET LE GANG DE ZENTEN ENTENDENT FAIRE CHANTER LA CPI !
 
Un responsable du ministère des Affaires étrangères de la Junte du CNT, Mohammed Abdelaziz, a déclaré que la Libye allait demander à la CPI de lever l'immunité de l'avocate, afin qu'une enquête officielle puisse être menée: "Je pense que cette femme va rester avec nous pendant un moment, jusqu'à ce que l'imunité soit levée".
 
Le CNT, qui souhaitent juger chez eux le fils du dirigeant déchu, ont déposé le 1er mai une requête contestant la compétence de la CPI pour poursuivre Seif Al-Islam, seul fils de l'ancien dirigeant à être détenu en Libye. Outre la CPI, les autorités libyennes doivent aussi convaincre les responsables de Zenten de leur livrer Seif Al-Islam si elles entendent le juger. Selon M. Jehani, les ex-rebelles retarderaient « son transfert à Tripoli à cause d'arriérés de soldes non perçus ». Comme nous l’avons vu les enjeux sont bien plus élevés et concernent directement les rapports de force entre les gangs islamistes armés qui se disputent les richesses de la Libye.
 
L’arrestation de l’équipe de la CPI sous un prétexte va en fait servir de moyen de pression pour faire chanter la CPI elle-même. Le but étant de l’obliger à accepter un procès de Seif par le CNT en Libye. L’OTAN a les alliés qu’elle s’est choisie en toute connaissance de cause …
 
L'EQUIPE DE LA CPI EN DETENTION PREVENTIVE
 
Le chef du gang de Zenten – arrêtons de parler de Brigade, terme choisi par la propagande de l’OTAN – qui détient ces quatre personnes a indiqué « qu'elles avaient été transférées vers une prison sur ordre du procureur général ».
Les quatre membres de la délégation de la Cour pénale internationale (CPI) « ont été placés dimanche en détention préventive pour 45 jours », a indiqué à l'AFP un responsable du bureau du procureur général libyen. "Ils ont été placés en détention préventive pour 45 jours dans le cadre de l'enquête", a indiqué ce responsable sous couvert de l'anonymat, sans donner de détails.
 
Ajmi al-Atiri, le chef islamiste du gang de Zenten qui détient ces quatre personnes, tout comme Seif, a indiqué que l'équipe de la CPI détenue jusqu'ici dans une maison, a été "transférée dimanche vers une prison sur ordre du procureur général"..
Ils sont toujours accusés « d'espionnage pour avoir tenté d'échanger des documents avec Seif al-Islam ».
 
Dimanche, le représentant de la Libye à la CPI Ahmed Jehani avait précisé que seulement deux membres de l'équipe: l'avocate australienne Melinda Taylor et son interprète libanaise, Helen Assaf, avaient été arrêtées, tandis que deux hommes, un Russe et un ressortissant espagnol, seraient restés avec elles de leur propre gré. M. Atiri n'a pas expliqué pourquoi les deux hommes ont aussi été transférés également en prison ou si des charges ont été retenus contre eux.
 
LE CHAOS LIBYEN !
 
Cette affaire en dit long sur les limites étroites de l’autorité réelle du pseudo CNT et sur le chaos qui règne en Libye. Il n’y a plus d’état, de gouvernement, d’autorité. Et le CNT n’est qu’un des nombreux gangs islamistes lourdement armés qui organisent le chaos en Libye. Ajoutons à tout cela les manoeuvres concurrentes des multinationales pétrolières – la guerre est ouverte entre le français Total et les majors anglo-saxons – et les agendas divergents des USA, de la France et du Qatar. 
Sans oublier les anciennes municipalités de la Jamahiriya de Kadhafi, qui après 40 ans de Démocratie Directe municipale, où tribus et anciens cadres jamahiriyens ont organisé une autonomie de fait qui ne reconnaît pas l’autorité du CNT. C’est le cas à Bani Walid ou Sebah, où les milices d’auto-défense municipales ont chassé les gangs islamistes armés …
 
« La Libye instable prépare ses premières élections » (sic) commentait Le Temps (Genève), revenu à plus de lucidité. « Le pays met en place son premier scrutin démocratique (resic) dans un contexte troublé. Si la démilitarisation des groupes armés ne progresse pas, les élus n’auront qu’un poids dérisoire » …
C’est ce chaos que les medias de l’OTAN ou l’ineffable BHL appellent un « pays libéré » (sic) et une « démocratie émergente » !
 
LM
 
 
Photo : Ajmi al-Atiri, le commandant du gang islamiste de Zenten
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