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# LES SERVICES SECRETS FRANÇAIS SONT-ILS-NULS ?

 

Préface de Michel Rocard

Éric Denécé (Auteur)

Editeur : Ellipses Marketing

 

« Oui, les services secrets français sont-ils nuls ? L’affaire Merah, les cellules dormantes du Hezbollah, l’attaque de l’usine AZF de Toulouse, autant d’affaires qui permettent de se poser légitimement la question à laquelle a tenté de répondre Éric Denécé »

 

« Les bouleversements géopolitiques majeurs survenus depuis la chute du mur de Berlin, puis les attentats du 11 septembre 2001 ont profondément accru le niveau d'incertitude de la vie internationale et les menaces qui pèsent sur nos sociétés. Logiquement, le rôle du renseignement s'en est trouvé renforcé pour la sécurité des États », affirme l’éditeur de ce livre. En conséquence, dans la majorité des pays occidentaux, les moyens attribués aux services ont été considérablement renforcés, illustration du rôle de plus en plus déterminant qu'ils jouent pour détecter les menaces.

 

Comment la France se situe-t-elle dans cette évolution ?

Quelle importance et quels moyens accorde-t-elle au renseignement ?

Quelles sont la qualité et l'efficacité de ses services ?

Joue-t-elle encore dans la cour des « grands » ou n'est-elle qu'un acteur de second rang ?

 

De bonnes questions au moment où la France – celle de Sarkozy ou de Hollande, preuve d’un consensus atlantiste dans les élites politiques françaises – réintégrée dans l’OTAN entend jouer un rôle prépondérant dans la « guerre contre le terrorisme ».

 

Cet ouvrage s'attache à une analyse approfondie du renseignement français et n'hésite pas à mettre l'accent sur ses principales faiblesses. Il offre une vision sans concession de la place des services et du renseignement français dans les institutions de la Ve République. Il dresse aussi un panorama unique des capacités françaises, des efforts consentis et des progrès réalisés au cours des deux dernières décennies. Enfin, il met en lumière l'absence dommageable de considération pour le renseignement parmi les élites qui gouvernent la France, lesquelles rejettent toujours cette discipline indispensable à toute stratégie politique et économique. Un ouvrage fondamental pour comprendre le renseignement français.

 

REVUE DE PRESSE /

Lu sur le blog Lignes de défense :

 

« Les services secrets français sont-ils nuls? Constantin Melnik et Eric Denécé répondent

Les éditions Ellipses ont publié cette année deux essais consacrés aux services secrets français. Chronologiquement, le premier est celui de Constantin Melnik (un sacré bonhomme, né en 1927) Espionnage à la française. De la guerre froide à l'Algérie et au terrorisme international (261 pages, 21,30€). L'ouvrage de l'ancien coordinateur des service secrets sous Michel Debré s'ouvre sur un avant-propos provocateur: "Nos services secrets sont-ils nuls?".

Coïncidence (pas du tout en fait…), le dernier livre d'Eric Denécé (qui dirige le CF2R) s'intitule Les services secrets français sont-ils nuls? (392 pages, 23€).

Deux livres sur un même sujet, chez le même éditeur? Bon, pour résumer, disons qu'il n'y aurait dû y en avoir qu'un, écrit à quatre mains par ces deux éminents spécialistes. Mais les hasards et autres vicissitudes de la vie littéraire en ont décidé autrement.

Deux livres donc mais qui sont complémentaires et que je suggère de lire dans l'ordre de leur parution. Melnik, dont le livre n'est pas le testament mais peut-être le dernier, décrit, avec amertume, les services français de l'après-guerre, et leurs chefs (jolie galerie de portraits au vitriol), et illustre, avec forces détails et un langage on ne peut plus direct, l'opinion d'un "as du KGB" qui disait que les services secrets français sont "les plus mauvais du monde".

Eric Denécé répond à sa question initiale en disant que "la France figure très honorablement parmi les pays en pointe dans la discipline" (l'espionnage) et ne veut pas "croire à une incapacité française en ce domaine". Il ajoute que "les politiques ne comprenaient rien au rôle des services, ne savaient pas les utiliser et s'attachaient donc le plus souvent à les neutraliser" (le passé vaut pour le présent). Et il conclut que "nos services n'ont jamais bénéficié de moyens à la hauteur du rang". Une conclusion (politiquement) correcte, qui renvoie à dos les uns et les autres mais qui n'est pas à la hauteur de son très intéressant ouvrage. »

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/09/15/les-services-secrets-francais-vus-par-constantin-melnick-et.html

 

ENTRETIEN AVEC L’AUTEUR /

Sur le Blog Ainsi va le monde :

 

"Les services secrets sont-ils nuls ?"

C’est un livre au titre provocateur qui sortira le 25 septembre (Editions Ellipses). Son auteur, Eric Dénécé est directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Dans cet ouvrage, celui-ci s'est attelé à une tâche complexe : réaliser le check-up…d’un domaine opaque.

 

Eric Dénécé, pensez-vous vraiment que les services français sont nuls ?

 

Non. La thèse que je défends est qu’il faut reconnaître que nos services sont loin d’être les meilleurs au monde – même si notre orgueil national doit en souffrir – bien qu’ils soient d’une efficacité honorable. Mais ce défaut de performance n’est pas du aux femmes et aux hommes qui oeuvrent dans l’ombre, avec passion et abnégation, à notre sécurité. C’est d’abord la responsabilité de nos politiques qui ne comprennent rien à ce domaine, s’en méfient et font tout pour le réduire à sa plus simple expression.

 

Leur objectif, dès leur arrivée au pouvoir, est-il d'en obtenir la maîtrise ?

 

Toujours oui. C’est une constante depuis le début du XXe siècle et cela concerne sans distinction la droite et la gauche. Cette méfiance vient d’une profonde incompréhension du rôle des services, des idées reçues sur la légitimité d’une telle activité – considérée comme infâmante et perfide en France – et par le souvenir de quelques sombres affaires dans lesquels les services ont été plus ou moins directement impliqués et qui sont devenues des scandales politiques (affaires Dreyfus, Ben Barak, Markovic, Greenpeace, Clearstream…).

Dans toute la Ve République, seuls deux chefs de gouvernement ont manifesté un vrai intérêt pour le renseignement et avaient compris son intérêt : Raymond Barre et Michel Rocard. Et un seul de nos ministres a disposé d’une expérience du renseignement : Michel Roussin. C’est faible. C’est tragique. Le président Hollande ne fait pas exception à cette règle. Comme ses prédécesseurs, il n’y connaît rien et ne s’y intéresse pas.

 

Quelles sont les forces et les faiblesses de nos services ?

 

Nos lacunes sont d’abord liées à la faiblesse des nos effectifs et de nos budgets. Mais j’observe aussi que la qualité (durée, mise en situation…) de la formation donnée aux femmes et aux hommes du renseignement n’est pas à la hauteur de ce que font les meilleurs (Royaume -Uni, Russie, Israel) ni des enjeux. Enfin, le goût pour l’Action, qui caractérise depuis longtemps la DGSE, nous fait négliger le véritable travail de renseignement, moins spectaculaire, plus ingrat.

Concernant nos qualités, elles sont liées à un héritage historique de premier ordre, largement méconnu de nos contemporains. La France a toujours disposé d’une minorité d’individus passionnés par ce métier qui lui ont permis de se maintenir au plus près des leaders du secteurs. Créativité, astuce, débrouillardise, réactivité, sont les vertus cardinales des opérateurs français, à l’intérieur comme à l’extérieur. Mais cela n’est plus suffisant pour rester aujourd’hui dans le peloton de tête ni pour anticiper les menaces qui se multiplient.

 

L’un des handicaps de la France reste son absence de culture du renseignement ?

 

Evidemment et c’est un travail de longue haleine qu’il convient d’entreprendre pour convaincre nos compatriotes – et surtout nos élites – de l’utilité essentielle de ce métier. Mais il faut pour cela lutter contre les idées reçues et les fantasmes cinématographiques qui ont la vie dure. Plusieurs structures à caractère universitaires – dont le Centre Français de Recherche sur le Renseignement – s’attachent depuis quelques années à cette tâche, qui est une vraie mission citoyenne pour notre pays.

 

La réforme du renseignement intérieur a-t-elle été réussie ?

 

Clairement non, pour trois raisons.

1 – Si l’idée était bonne, elle est intervenue trop tard. Pertinente en 1986 (date à laquelle l’idée fut lancée), elle l’était moins en 2008.

2 – La réforme a été mal conduite et n’a contribué qu’à déplacer la frontière entre les métiers de l’ex DST et de l’ex DCRG. La non intégration de la totalité des RG dans le nouvel ensemble a affaibli la qualité du maillage territorial qui a fait pendant longtemps le succès de notre sécurité intérieure. De plus ne nouvelles rivalités sont nées entre acteurs du renseignement intérieur.

3 – Pour des raisons administratives, une autre piste tout aussi pertinente n’a pas été étudiée. Celle d’une fusion DST/DPSD (sécurité militaire). Elle aurait permis de créer un grand service de contre-espionnage et de sécurité économique.

 

La DGSE est-elle le grand service de renseignement extérieur dont la France a besoin ?

 

Malheureusement non. Elle ne l’a jamais été et cette lacune remonte à la fin de la Guerre d’Algérie, lorsque De Gaulle a rejeté les propositions de ses conseillers de créer un « Intelligence Service » à la française.

Paradoxalement, la culture internationale des dirigeants français, leur ouverture sur le monde étant plus faible que elle des autres Européens, aucun de ses successeurs n’en a senti le besoin. Ce qui préoccupe un politique français, ce sont d’abord les affaires intérieures.

Aussi notre service de renseignement international demeure-t-il une organisation de taille modeste. Malgré ses qualités et sa modernisation récente, la DGSE dispose de moyens et d’effectifs très inférieurs à ceux des services alliés de même nature.

Surtout, sa tendance à la bureaucratisation ne cesse de s’accentuer.

 

Que devrait faire François Hollande en matière de politique du renseignement ?

 

Trois mesures me semblent en premier lieu indispensables : donner des directives précises et pertinentes à tous les services, selon leur vocation ; pourvoir à l’augmentation des effectifs et des budgets de nos services, afin que nous ne soyons pas distancés par nos principaux alliés et concurrents ; remettre à plat l’organisation du renseignement intérieur, qui est trop polarisé sur la lutte antiterroriste au détriment du contre-espionnage, de la lutte contre le crime organisé et les cybermenaces.

 

http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2012/09/edition-les-services-secrets-sont-ils_18.html

 

BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR

 

Ancien analyste du renseignement et directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), Eric Denécé est un des meilleurs spécialistes français des questions de terrorisme, de renseignement et des opérations spéciales. Ses nombreux ouvrages sur ces sujets lui ont valu d'être récompensé du prix 1996 de la Fondation pour les études de défense (FED) et du prix Akropolis 2009 (Institut des hautes études de sécurité intérieure).

 

Broché: 408 pages

Editeur : Ellipses Marketing

Langue : Français

ISBN-10: 2729876529

ISBN-13: 978-2729876524

 

http://www.facebook.com/notes/eode-education-research/-eode-books-geopolitique-les-services-secrets-fran%C3%A7ais-sont-ils-nuls-/493983593988533

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