# Luc MICHEL / FOCUS / GUERRE MEDIATIQUE EN SYRIE (2) : LA COMMUNICATION DE CRISE ET DE GUERRE DU PRESIDENT ASSAD

 

PCN-SPO / Focus / 2013 08 09 /

Focus : Le fait du jour décrypté par Luc MICHEL

pour le Service de Presse du PCN / PCN-SPO

 

Lu sur le fil AFP (Paris)

Ce 9 août 2013 :

 

 

 

Syrie: déclarations d'Assad depuis le début de la révolte

 

Publié le 05 août 2013 à 06h31 

 

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Damas (AFP)

 

 

 

Rappel des principales déclarations du président syrien Bachar al-Assad depuis le début de la révolte populaire à la mi-mars 2011 contre son régime, transformée en conflit armé.

 

Le conflit, qui a fait plus de 100.000 morts selon l'ONU, oppose les troupes du régime dotées d'une puissante armée de l'air et appuyée depuis des mois par le Hezbollah libanais, à des rebelles moins équipés, que Damas qualifie de "terroristes" appuyés par l'étranger.

 

2011

 

- 30 mars 2011: 1ère intervention publique d'Assad, qui impute la responsabilité des protestations à des "conspirateurs". Le 17 avril, il annonce la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis 1963.

 

- 20 juin 2011: Assad promet des réformes tout en se disant déterminé à faire cesser le "chaos" (Université de Damas).

 

- 30 oct 2011: Assad prévient que toute action occidentale provoquerait un "tremblement de terre" qui enflammerait la région (Sunday Telegraph).

 

- 7 déc 2011: Il nie avoir donné l'ordre de tuer des manifestants. "On ne tue pas sa population… aucun gouvernement dans le monde ne tue son propre peuple, à moins d'être mené par un fou" (chaîne américaine ABC News).

 

2012

 

- 10 jan 2012 : Assad estime que la Syrie fait l'objet d'un "complot étranger" et promet d'y répondre. Le 11, il affirme que son pays triomphera, devant des dizaines de milliers de personnes l'acclamant à Damas (TV).

 

- 8 juil 2012

: Interrogé sur les milliers de morts parmi les civils, il répond: "Si vous voulez savoir qui les a tués, vous devez savoir d'abord qui a été tué. Ces victimes dont vous parlez, la majorité d'entre elles sont des partisans du gouvernement" (TV publique allemande).

 

- 29 août 2012

: "Je peux résumer (la situation) en une phrase: nous progressons, la situation sur le terrain est meilleure mais nous n'avons pas encore gagné, cela nécessite encore du temps" (chaîne pro-régime ad-Dounia). Raillant les défections, il déclare: "C'est une opération d'auto-nettoyage (…)".

 

- 9 nov 2012

: Assad rejette toute idée d'exil. "Je suis syrien et je dois donc vivre et mourir en Syrie". "Le coût d'une invasion étrangère (…), si elle avait lieu, sera tel que le monde entier ne sera pas en mesure de l'assumer" (TV russe).

 

2013

 

- 6 avr 2013: Assad affirme qu'une chute de son régime aurait un "effet domino" au Moyen-Orient (médias turcs).

 

- 17 avr 2013: Il déclare que les Occidentaux jouent avec le feu en finançant selon lui Al-Qaïda. "L'incendie ne s'arrêtera pas à nos frontières, tout le monde sait que la Jordanie est aussi exposée que la Syrie" (TV officielle Al-Ikhbariya).

 

- 18 mai 2013: "Démissionner, ce serait fuir". "Sur la question de savoir qui doit partir et qui doit rester (…) c'est le peuple syrien qui le déterminera lors de l'élection présidentielle de 2014" (médias argentins).

 

- 30 mai 2013: Le président admet implicitement avoir reçu de son allié russe des systèmes sophistiqués de défense anti-aérienne et se dit sous "pression" pour ouvrir le front du Golan avec Israël (TV al-Manar du Hezbollah).

 

- 17 juin 2013: Il déclare que l'Europe paiera le prix d'éventuelles livraisons d'armes aux rebelles (journal allemand).

 

- 4 juil 2013: Il accuse l'Occident d'envoyer des "groupes terroristes takfiri" (extrémistes sunnites) pour s'en débarrasser.

 

- 1er août 2013: Assad, dont les troupes ont récemment remporté deux importants succès militaires face aux rebelles, affirme être "sûr de la victoire" (message aux militaires). Il se rend à Daraya, ex-bastion rebelle près de Damas.

 

- 4 août 2013: Assad exprime sa détermination à écraser d'une "main de fer" la rébellion, au cours d'une rare allocution à la télévision publique syrienne. "La crise ne sera résolue que sur les champs de bataille", lance-t-il en encourageant les forces armées.

 

 

 

«La crise ne sera résolue que sur les champs de bataille» (Assad)

 

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«La crise ne sera résolue que sur les champs de bataille» (Assad)   

 

IRIB-«La crise ne sera résolue que sur les champs de bataille», a prévenu le président syrien, pour qui l'opposition «n'a aucun rôle à jouer» pour mettre fin au conflit qui embrase le pays depuis deux ans.

 

 

 

 Le président syrien Bachar al-Assad a exprimé sa détermination à écraser le terrorisme d'une main de fer. «Aucune solution ne peut être trouvée avec le terrorisme, excepté en le réprimant avec une main de fer», a déclaré le président Assad au cours d'une allocution retransmise à la télévision publique. «La crise ne sera résolue que sur les champs de bataille», a-t-il lancé.

 

 Dans ce discours d'une durée de 45 minutes prononcé lors d'un iftar en présence de personnalités politiques et religieuses, et de membres de la société civile, Assad a encouragé les forces armées à continuer à combattre le terrorisme. «Le terrorisme et la politique sont totalement contradictoires. Il n'y aura pas d'action politique et de progrès sur les volets politiques au moment où le terrorisme frappe partout. Il faut frapper le terrorisme pour que la politique agisse correctement», a-t-il précisé.

 

 Pour le président al-Assad, aucune démarche en vue d'une solution politique ne peut être combinée avec la poursuite des opérations militaires.

 

 

 Le président al-Assad a ajouté que le peuple est la force la plus puissante, c'est une réalité et «quand le peuple sera avec moi je n'aurais besoin de l'appui de personne», a-t-il indiqué.

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