# SYRIA COMMITTEES / BACHAR AL ASSAD : “LA SYRIE NE DEVIENDRA JAMAIS UN ETAT FANTOCHE DE L’OCCIDENT”

Syria Committes – Comités Syrie /

Avec SANA – Izvestia – PCN-SPO / 2013 08 27 /

http://www.scoop.it/t/pcn-spo

 

« Nous sommes un Etat indépendant et nous poursuivront la lutte contre le terrorisme »

« Les grands Etats déclencher les guerres, mais sont-ils à même de les remporter ? »

- Président al-Assad

 

Dans une longue interview aux Izvestia russes, ce 26 Août 2013, le président Bachar al-Assad

a affirmé que la Syrie est un Etat indépendant qui va lutter contre le terrorisme et établir des relations avec les Etats qu'elle désire avec liberté et d'une façon qui réalise les intérêts du peuple syrien. "Le message adressé par la Syrie à tout le monde est que le rêve de faire de la Syrie un jouet de l'Occident est irréalisable", a-t-il déclaré.

 

* Interview complète en Anglais sur :

http://www.syria-committees.org/syria-committees-bachar-al-assad-syria-will-never-become-a-western-puppet-state/

 

 

# Extraits et synthèse :

 

Le président al-Assad a qualifié les accusations proférées contre la Syrie sur l'usage des armes chimiques de "totalement politisées", précisant qu'elles interviennent après la progression réalisée par l'armée syrienne face aux terroristes.

 

Le président al-Assad a ajouté que le problème qui a causé la poursuite des événements est l'entrée en Syrie d'un grand nombre de terroristes de l'extérieur, plus de dizaines de milliers, dont un grand nombre de takfiris qui portent la pensée d'al-Qaëda, et d'autres qui sont hors-la-loi.

 

A une question sur l'existence d'une relation étroite entre Israël et les terroristes, le président al-Assad a indiqué que celui qui parle d'une coopération entre ces deux parties est Israël lui-même qui a proclamé, à plusieurs reprises, avoir soigné des dizaines de terroristes dans ses hôpitaux.

 

"LES ETATS-UNIS ESSUIERONT UN ECHEC COMME DANS TOUTES LEURS GUERRES PRECEDENTES, A COMMENCER PAR LE VIETNAM"

 

Le président syrien a qualifié d'"insensées" les accusations occidentales sur l'attaque chimique perpétrée par l'armée syrienne et a averti les Etats-Unis que leurs projets sur une intervention militaire en Syrie étaient voués à l'échec.

 

"Les déclarations faites par des hommes politiques aux Etats-Unis et en Occident font fi à l'opinion publique", a-t-il déclaré. "Les Etats-Unis essuieront un échec comme dans toutes leurs guerres précédentes, à commencer par le Vietnam, s'ils décident de mener une opération militaire en Syrie", a-t-il ajouté.

 

A propos de la commission d'enquête internationale, le président al-Assad a indiqué que c'est la Syrie qui était la première à demander cette enquête quand les terroristes avaient lancé des missiles de gaz toxique sur la banlieue d'Alep, au nord de la Syrie, surtout que les déclarations américaines et occidentales, avant cet incident et tout le long de mois, parlaient d'un possible usage par l'Etat des armes chimiques.

 

"Lors des dernières semaines un dialogue avait eu lieu entre la Syrie et la commission d'enquête et nous avons mis au point des règles de coopération, où la ligne rouge est la souveraineté nationale", a précisé le président al-Assad qui a fait noter que ce qui compte n'est pas seulement l'enquête mais ses résultats qui peut être expliqués selon l'humeur des grandes puissances.

 

"Nous attendons de la Russie d'empêcher toute explication qui sert les politiques américaines et occidentales, et nous espérons expliquer les résultats d'une façon objective et de faire la distinction entre les accusations occidentales basées sur des prétentions et rumeurs et l'enquête escomptée basée sur des preuves tangibles.

 

EN SYRIE C’EST UN TERRORISME QUI ESSAYE DE FRAPPER L'ETAT …

 

Concernant les déclarations faites ces derniers jours sur une possible opération militaire contre la Syrie, le président al-Assad a indiqué que la situation en Syrie est claire, ajoutant ce qui s'y déroule n'est ni une révolution populaire ni des demandes de réforme mais un terrorisme qui essaye de frapper l'Etat.

 

Il s'est interrogé à cet effet: "Ce n'est pas la 1ère fois que cette question est mise à la table mais qu'est ce que ces pays vont dire à leurs peuples ? Nous partons en Syrie pour soutenir le terrorisme contre l'Etat ?".

 

"Les grands Etats sont capables de déclencher les guerres mais sont-ils capables de remporter la victoire ?", a poursuivi le président al-Assad.

 

L’ALLIANCE AVEC LA RUSSIE

 

Le président al-Assad, a, par ailleurs, qualifié de solides ses liens avec le président russe depuis des années avant la crise, précisant que la Russie ne défend pas le président Bachar al-Assad ou l'Etat syrien, mais elle défend en premier lieu les principes auxquels elle croit, dont l'indépendance des Etats et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures, surtout que la Russie avait souffert et souffre toujours de cette question. "La deuxième raison est que la Russie défend ses intérêts dans la région, d'autant plus que le terrorisme qui frappe la Syrie aura ses répercussions sur la stabilité du Moyen-Orient, notamment la Syrie, et sur la Russie.

 

Le président al-Assad a indiqué que tous les contrats conclus avec la Russie sont en cours d'exécution et que la crise ou les pressions américaines et européennes n'ont pas influé leur mise en vigueur. Il a précisé que ce que fournit la Russie à l'heure actuelle pour aider les Syriens à se défendre entre dans le cadre des accords militaires ce qui aboutira en fin de compte à l'amélioration de la situation économique.

 

Au niveau économique, le président al-Assad a souligné que des contrats avaient été conclus avec la Russie sur les denrées et les marchandises de différentes sortes, ce qui constitue une opportunité pour que la Russie ouvre un marché plus grand devant les sociétés russes et une occasion pour la réhabilitation de l'infrastructure et la ranimation de l'économie syrienne.

 

Le président al-Assad a fait état d'un changement de positions par certains Etats et d'autres qui ont commencé à rétablir des relations avec la Syrie.

 

Le président al-Assad a évoqué plusieurs points qui rendent la relation syro-russe solide, dont le rapprochement culturel, social et intellectuel, à ajouter les intérêts géopolitiques et le pont social, culturel et humain dressé entre les deux pays.

 

A une question sur ce qu'attend de la conférence de Genève II, le président al-Assad a indiqué qu'on ne peut pas entamer le volet politique avant l'arrêt du soutien apporté au terrorisme en Syrie par l'exercice de pressions sur les Etats y impliqués, via la mise d'un terme à la contrebande d'armes et l'arrêt de l'envoi des terroristes étrangers vers le pays. "En accomplissant cette étape, il sera facile de travailler sur les étapes politiques, à commencer par le dialogue entre les parties syriennes sur la forme de l'Etat futur, la constitution, les lois et autres.

 

SANA / Izvestia / PCN-SPO

 

 

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