#CE VENDREDI SOIR 11 MAI 2018 SUR AFRIQUE MEDIA/ DANS ‘LE MERITE PANAFRICAIN’ : LUC MICHEL ANALYSE LE RETOUR DE LA CPI SUR LES DOSSIERS LIBYENS. POURQUOI ET POUR QUI LA PG BEN SOUDA ROULE-T-ELLE ?

AMTV - MERITE LM cpi libye II (2018 05 11)

Vers 20h30 (Douala/Malabo/Bruxelles/Paris)
Présentée par Tony Michael Menga
Avec Luc MICHEL en Duplex EODE-TV depuis Bruxelles

Thème :
« Ben Souda demande au Conseil de Sécurité « de l’aide pour » l’arrestation de trois libyens, dont Saif al islam et d’un des commandants de Haftar »

DANS ‘LE MERITE PANAFRICAIN’ :
LUC MICHEL ANALYSE LE RETOUR DE LA CPI SUR LES DOSSIERS LIBYENS. POURQUOI ET POUR QUI LA PROCUREUR-GENERAL BEN SOUDA ROULE-T-ELLE ?

Le géopoliticien Luc MICHEL répond aux questions essentielles :

Quel sont les buts de la Procureur-général Ben Souda et de la CPI ?
Pourquoi cette action devant le Conseil de sécurité maintenant ?
Qui sont les libyens réclamés par la CPI ? Et que leur est-il reproché ?
Que s’est-il passé au Conseil de sécurité ?
Les représentants africains sont-ils intervenus ?

# ALLER PLUS LOIN SUR L’ACTION DE LA CPI EN LIBYE …

Que disent les médias de l’OTAN :

« La Cour pénale internationale demande l’aide des Nations unies pour arrêter trois Libyens, soupçonnés de crimes de guerre. La procureure de la CPI avait fait le déplacement à New-York pour interpeller le Conseil de sécurité de l’ONU. Elle a répété que des mandats d’arrêt avaient été issus contre Saïf al Islam Kadhafi (…) et plus récemment contre Mahmoud al Werfalli, commandant d’une brigade sous les ordres du maréchal Haftar. La procureure Fatou Bensouda a rappelé que ces suspects devaient être remis à la Cour. « Le mandat d’arrêt délivré le 15 août 2017 contre Mahmoud al Werfalli … n’a pas encore été exécuté. Et il y a des allégations que Monsieur al Werfalli aurait commis d’autres meurtres à Benghazi ». Et Fatou Bensouda rappelle à RFi que Mahmoud al Werfalli est soupçonné par la CPI d’avoir été mêlé à une exécution de masse dans laquelle 33 personnes auraient été tuées : Cet officier des forces spéciales et proche de l’homme fort de l’Est libyen est accusé de crimes de guerre par la CPI. Le militaire, officier des forces spéciales, aurait exécuté une trentaine d’extrémistes islamistes à Benghazi. Mahmoud Al-Werfalli apparait notamment dans plusieurs vidéos et photos en train d’exécuter ou de donner l’ordre d’exécuter des prisonniers, dont certains apparaissent les mains ligotées. »

« Je dois dire que j’ai été encouragée par les déclarations de soutien des membres du Conseil de sécurité, y compris de la France, ajoute Fatou Bensouda (…) La Procureure de la CPI se félicite de la première mission de son Bureau en Libye depuis cinq ans, même si les mandats d’arrêt émis restent non exécutés. La Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Mme Fatou Bensouda, a affirmé, ce matin, devant le Conseil de sécurité, que les enquêtes de son Bureau avançaient, non seulement en ce qui concerne les crimes commis en 2011, mais également pour d’autres plus récents. Elle a aussi appelé avec insistance les États Membres à lui apporter leur appui, y compris les membres du Conseil, à qui elle a demandé d’être conséquent avec lui-même et d’assumer sa responsabilité financière, puisque c’est le Conseil qui a référé la situation en Libye à la CPI par sa résolution 1970 (2011) (…) . En présentant son rapport semestriel sur les activités de la Cour relatives à la situation en Libye, Mme Bensouda s’est notamment félicitée du fait qu’en mars dernier, des membres de son équipe avaient pu se rendre en Libye pour la première fois depuis juin 2012. Elle a remercié le Procureur général de la Libye pour sa collaboration et a salué l’apport logistique déployé par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) pour faciliter cette visite de terrain, laquelle a été saluée par l’ensemble des membres du Conseil (…) Elle a toutefois reconnu que de nombreuses difficultés demeurent, comme la poursuite du conflit et l’insécurité qui règne dans le pays, qui ont eu un impact négatif sur le rythme des investigations. Ainsi, trois mandats d’arrêt émis par la Cour contre des ressortissants libyens sont toujours en suspens. Deux sont assez anciens mais, la Procureure l’a fait observer, ont toujours cours. Elle a ainsi rappelé que les autorités libyennes restaient tenues de transférer à la CPI Saïf Al-Islam Qadhafi. De même, le mandat d’arrêt visant Al-Tuhamy Mohamed Khaled (…) reste lui aussi valable. »

« Le troisième mandat, plus récent, a été émis le 15 août 2017 contre Mahmoud Mustafa Busayf Al-Werfalli pour son rôle présumé dans la commission ou l’ordre de commettre sept exécutions ayant conduit à 33 meurtres qui ont été filmés et publiés sur les médias sociaux. Le mandat d’arrêt a été émis promptement afin de jouer un rôle dissuasif, a expliqué Mme Bensouda. Mais l’intéressé non seulement est toujours libre et toujours Commandant au sein de la brigade Al-Saiqa de l’Armée nationale libyenne (ANL), mais il a en outre été accusé de nouveaux crimes. Mme Bensouda a décrit toutes ses démarches auprès des autorités libyennes, y compris le général Khalifa Haftar, Chef de l’ANL et supérieur de M. Al-Werfalli, mais aussi auprès des États Membres, y compris du Conseil de sécurité, pour obtenir son arrestation. « Sans l’assistance et des informations crédibles des États, des personnes et des entités pertinentes, il sera difficile de l’interpeller », a avoué la Procureure, qui a rappelé que la coopération restait la pierre angulaire du fonctionnement de la Cour. Se disant conscient du retard enregistré dans les poursuites à l’encontre des personnes mises en cause par la CPI, le représentant de la Libye en a rendu responsable l’état de la sécurité dans le pays et a réclamé une assistance d’urgence de la part de la communauté internationale pour sortir de la crise, parallèlement aux efforts entrepris dans le cadre du dialogue politique. Ce n’est pas parce que la Libye est attachée à sa justice qu’elle fait fi des décisions de la CPI, a-t-il affirmé. »

« Lors du débat, les membres du Conseil qui ont commenté l’action de Mme Bensouda l’ont, pour la plupart, assurée de leur soutien, à l’exception marquée de la Fédération de Russie. Pour le représentant de ce pays, hormis la « notable » visite de terrain, il n’y a « rien à signaler » de nouveau dans le rapport de la Procureure, dont il a dénoncé la « sélectivité ». À la Fédération de Russie, le dossier libyen « apparaît comme un fardeau imposé à la CPI par le Conseil de sécurité » et elle s’est dite déterminée à tout faire pour convaincre les autres membres du Conseil de ne pas répéter cette « expérience malheureuse du transfert d’une affaire par le Conseil de sécurité à la CPI ». Quant à la Chine, elle a une nouvelle fois limité son commentaire à sa lapidaire formule: « La position de la Chine concernant la CPI est bien connue (…) La Guinée équatoriale a du reste averti que, sans solution à la crise libyenne, il ne servirait à rien de chercher à lutter contre le terrorisme en Afrique car « c’est en Libye que se trouve la cause profonde du terrorisme qui frappe de nombreux pays d’Afrique ».
Le débat a aussi été l’occasion pour les membres du Conseil de commenter les récents événements en Libye. Condamnant le récent attentat contre le siège de la Haute Commission électorale nationale, ils ont plaidé pour une rupture d’avec la violence au profit du dialogue politique à travers le Plan d’action des Nations Unies adopté à l’automne dernier et approuvé par le Conseil. »

Photo :
Ben Souda au Conseil de Sécurité demande les extraditions du fils de Kadhafi et de Mahmoud Mustafa Busayf Al-Werfalli (commandant de la Force spéciale al-Seika de Haftar).

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