# ELAC & ALAC WEBSITE/ COMMEMORATION DU DIXIEME ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DU COLONEL MOUAMMAR AL-KADHAFI

ELAC - RR 2021 - 003 (1)

Déclaration à la Presse nationale et internationale

* Gilbert NKAMTO
Auteur du livre :
« LIBYE 2011, le Plan Macabre de la Destruction de la Libye de KADHAFI – Témoignage Inédit d’un Africain au cœur des Evénements de 2011 »

Mesdames et Messieurs les Journalistes…
Chers amis, aimables invités,

C’est un plaisir pour moi de me retrouver ce jour devant vous, presque 10 ans après mon retour forcé au Cameroun, mon pays natal. Certes pour certains de vous, je suis encore méconnu de la scène publique camerounaise mais l’histoire de l’humanité s’est faite à travers des hommes de l’ombre, parfois à travers des hommes venus de nulle part et donc, par effet de circonstance, ils deviennent spontanément des héros contemporains. Je ne viens pas de nulle part… soyez-en rassurés ! Je suis un combattant de premières heures de l’Union africaine.

Mon rêve comme celui de ma génération était qu’à ce jour, nous serions en train de vivre au sein des Etats-Unis d’Afrique… Hélas, le projet que nous portions dans le début des années 2000 avec le président Alpha Omar Konaré, semble être aujourd’hui un grand rêve (peut-être irréalisable) nonobstant tout espoir. Ça fait 21 ans de lutte acharnée, 21 ans d’espoir et 21 ans d’âpres combats pour l’unification de notre continent au sein de mon organisation, le Mouvement Démocratique Panafricain pour la Renaissance, créé en 2001 à Tripoli.

Je voudrais ici, que vous (Journalistes) imprimiez mes mots tels qu’ils sont dits sans chercher à les polir et à les façonner à l’image de ce que je n’aurais pas dit alors que j’ai dit mes mots dans une langue simple pour qu’ils soient accessibles à toutes les couches sociales sur le continent en particulier et partout ailleurs dans le monde.

Avant de témoigner mon amour pour la Libye, mon second pays, je voudrais que nous rendions un vibrant hommage à l’illustre homme, l’un des visionnaires africains du 20ème et du 21ème siècle, j’ai nommé, le Colonel Mouammar Abu Mnyar Al-Kadhafi que j’ai souhaité en ce jour du 20 octobre 2021, avoir une pensée pieuse pour lui et pour le repos de son âme.

A l’occasion du dixième anniversaire de son assassinat, je vous demande, que nous ayons ensemble, une minute de silence et d’intention de prière en sa mémoire.

En 2011, ça faisait nettement 11 ans que je me retrouvais en Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire et Socialiste. Comme moi, il y avait de millions de citoyens d’Afrique, d’Asie, d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine, qui vivaient paisiblement dans ce pays depuis de nombreuses années. J’étais à ma onzième année, pour d’autres ils y étaient à plus de 20, 30, 40 voire 50 ans… Il y avait au milieu de tout cela, des étrangers qui étaient nés en Libye et qui n’avaient jamais connu leur pays d’origine. La Libye était tout pour eux… Ils y avaient créés des activités, ils ne connaissaient que la Libye, ils n’avaient que la Libye comme référence existentielle. Ce sont donc de milliers d’Africains, d’Asiatiques, d’Arabes, d’Américains et d’Européens qui virent en 2011, leurs rêves briser du fait de la reconquête coloniale et impérialiste des Etats de l’alliance atlantique aidée dans cette sale besogne par certains pays arabes et africains.

Chers frères et sœurs,
Vous devez le savoir ; 200 milliards de dollars d’investissements socio-infrastructurels étaient déployés par le gouvernement libyen dans un plan quinquennal de reconstruction de la Libye de demain ; ce qu’on appelait « Libiyah al-ghad ».

Sur le territoire, du nord au sud, de l’est à l’ouest, au centre du pays, les routes, les immeubles sociaux, les grands chantiers sanitaires, d’industrie, d’énergie, de télécommunication, d’agriculture étaient en cours de réalisation à côté des investissements qui étaient déjà réalisés aux lendemains de la révolution de 69. La Grande Jamahiriya était en plein essor et il n’y avait aucune place à un instinct de guerre ni de troubles sociopolitiques.

De l’autre côté, Mouammar al-Kadhafi, auréolé par le succès diplomatique de son pays (2008), après que l’Italie ait reconnu ses crimes pendant la période coloniale (1911-1942) et accepté de dédommager la Libye à hauteur de 5 milliards de dollars sur une période de 25 ans, cherche à accompagner l’Afrique, l’Union africaine et l’Afrique francophone à quitter la dépendance à la tutelle coloniale et à s’émanciper définitivement.

Au milieu des événements de Tunisie suivis quelques temps après de ceux d’Egypte, des appels à manifester le 17 février en Libye contre le système de la Jamahiriya et de son leader depuis l’étranger, depuis les capitaux des pays qui ont fini par bombarder la Libye, apparaissent sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook.

Les manifestations qui ont débuté en Tunisie le 17 décembre 2010, après l’immolation par le feu d’un jeune vendeur ambulant de fruits et légumes à Sidi Bouzid, ont entraîné le Président Zine el-Abidine Ben Ali, a quitté son fauteuil présidentiel le 14 janvier 2011 en direction de l’Arabie Saoudite où il demanda l’asile.

Chez Ben Ali, la raison était clairement exprimée,,, les Tunisiens manifestaient contre le chômage qui touchait une forte proportion de la jeunesse, plus particulièrement les jeunes diplômés, et il était reproché au gouvernement l’impunité de la classe dirigeante, la corruption et la répression policière. La mort de Mohamed Bouazizi n’était qu’un événement qui devait déclencher le renversement du régime, poussé par la mainmise étrangère.

Le départ de Ben Ali donne les idées à la rue égyptienne qui n’hésite pas à demander ouvertement le départ du Président Hosni Moubarak. Les problèmes posés en Tunisie sont les mêmes ou presque, en Egypte : la pauvreté, le chômage, la vie chère, la corruption et l’injustice sociale. Les chaines arabes et occidentales et notamment Al-Jazeera amplifient les informations, interpellent les étudiants et la société civile à chasser Moubarak du pouvoir ; ce qu’ils vont obtenir le 11 février 2011. Le Président Moubarak démissionne et passe la main au Conseil suprême des forces armées, dirigé par le maréchal Hussein Tantaoui.

L’impérialisme occidental peut exulter, la Tunisie et l’Egypte étant tombés entre leurs mains, la Libye était désormais à leur merci ; place à la révolte. Mais laquelle ? Quel serait l’alibi ? Les problèmes posés en Tunisie et en Egypte, sont-ils les mêmes en Libye ? Que NON !!!!…

Comme je l’explique dans mon livre au « Chapitre IV, L’Attaque contre la Libye Souveraine »… un plan secret franco-britannique est préparé pour renverser un régime en Afrique du Nord depuis le mois de novembre 2010. Il s’agit de l’Opération « Southern Mistral ».

Michel Chossudovsky qui est un écrivain canadien, Professeur émérite d’économie à l’université d’Ottawa, écrit dans Recherche globale, le 16 avril 2011 « Quand les manœuvres de guerre deviennent réalité: organisation d’une guerre humanitaire contre un pays du sud ». En 2010, il eut des informations concernant des préparatifs planifiés par la France et l’Angleterre, pour la mise en place d’une opération militaire conjointe dans la région contre la Libye sous le paravent de manœuvres communes.

La description de Chossudovsky de l’opération “Southern Mistral”1 détaille une attaque conventionnelle aérienne de longue portée, appelée “Southern Storm”, contre une dictature dans un pays du sud imaginaire appelée Southland. L’opération aérienne conjointe prévue dans la manœuvre était censée être autorisée par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies fictive. Les opérations aériennes marquant le début de l’Opération Mistral étaient planifiées pour la période du 21 au 25 mars 2011.

De façon fortuite, les opérations militaires conjointes de l’OTAN appelées “Odyssey Dawn” débutent contre la Libye le 20 mars 2011, sous le leadership des États-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne par une attaque aérienne contre la Libye sapant de pleins fouets les termes des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU.
La Libye qui est en pleine reconstruction n’était dont pas disposée sur le plan interne, à faire face à une révolte populaire comme dans les circonstances connues en Tunisie et en Egypte. Il y avait un plan savamment orchestré par les deux puissances coloniales, l’Angleterre et la France, pour assassiner le Colonel Kadhafi.

Pour ces deux puissances coloniales, il ne fallait plus laisser la place à cet homme de contaminer la masse critique dans les pays dominés du Tiers-Monde. Le fait que Sylvio Berlusconi, d’alors Président du Conseil des Ministres italien de 1994 à 1995, de 2001 à 2006 et de 2008 à 2011, ait fini par reconnaitre le colonialisme italien en Libye, demandé pardon au peuple libyen et accepté de dédommager le peuple libyen, n’était pas un bon exemple pour la France et l’Empire britannique. Il fallait immédiatement stopper toutes ses velléités d’indépendance et de demande de reconnaissance du colonialisme aux colons d’hier et d’aujourd’hui. C’en était de trop, Kadhafi devait être assassiné, et il ne faudrait même pas qu’il y ait pour lui, un sanctuaire où les Africains et les Libyens peuvent aller se ressourcer.

Le 20 octobre, Kadhafi est abattu froidement pourtant il était arrêté vivant. Ils l’ont incinéré et sa cendre aspergée jettée à la Méditerranée, pour effacer à jamais son histoire.

Ce qu’ils n’ont pas vu venir, c’est que, en voulant à tout prix éradiquer l’existence de Kadhafi comme ils l’ont fait pour Patrice Emery Lumumba, ils ont plutôt fabriqué de milliers de Kadhafi dont moi-même j’en fais partie… Désormais, toute la philosophie de Kadhafi inspire de millions d’hommes et de femmes, de jeunes et de vieillards à travers le monde et notamment en Afrique.

Aujourd’hui, 10 ans après l’assassinat de Kadhafi, ce sont ces puissances coloniales, France et Angleterre qui sont aux abois, reprochant aux tiers-mondistes de tourner leurs regards ailleurs, en Russie et en Chine.
La mort de Kadhafi a sonné le glas de l’obscurantisme politique et idéologique en Afrique. La peur est désormais du côté des « guillotineurs de l’humanité ».

Que vive à jamais la mémoire de tous nos panafricanistes !
Pour mieux comprendre la politique libyenne, ses méandres, ses implications et les différents rapports des forces internes et externes à ce moment-là en Libye, il faudrait parcourir les 343 pages du livre que j’ai écrit ; c’est ma confession de foi, c’est le témoignage d’un Africain au cœur des événements de 2011… que j’ai fait sous l’encadrement des éditions TIG.

* Donnons-nous RDV dans l’après-midi du samedi 23 octobre, ici même à l’Hôtel Platinium situé à Bonamoussadi à Douala derrière la Pharmacie Kotto pour explorer le livre et comprendre ce qui s’est réellement passé en 2011.

Vous pouvez maintenant me poser vos questions, merci !

Gilbert NKAMTO

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